Mouwatana : « La solution est la renonciation au 5ème mandat »

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Le mouvement Mouwatana estime que la solution à la crise actuelle est la renonciation au 5ème mandat du président Bouteflika. Lancée, il y a quelques mois par des chefs de partis et des personnalités, l’organisation vient d’adopter « une résolution politique » dans laquelle elle suggère des solutions pour sortir le pays de cette crise.

Réunis au siège de Jil Jadid, après l’interdiction de la conférence nationale prévu au niveau de la mutuelle des matériaux de construction, les membres du mouvement tentent de définir les « voies de sortie de crise ». Ce document, lu lors d’une conférence de presse par Zoubida Assoul, énumère une série de recommandations devant permettre un changement politique dans le pays.

Parmi ces suggestions, il y a une invitation claire au président Bouteflika de renoncer au 5ème mandat. « L’Algérie vit une crise politique majeure. Le régime politique imposé aux Algériens est à bout de souffle et la rupture entre gouvernants et citoyens est définitivement consommée », lit-on dans ce document.

Pour « sortir le pays de cette impasse historique et l’engager sur la voie de l’édification de l’État de droit », il faut aller, selon la même source, « vers élection présidentielle ouverte, avec des garanties politiques négociées, permettant l’émergence d’une personnalité proposant la refonte des institutions d’État ».

« Sous l’égide du Président élu, il y aura mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour gérer le quotidien et préparer les conditions idoines pour une véritable relance socio-économique », indique-t-on.

Le mouvement propose également de mettre en place « un processus constituant avec l’ensemble des partenaires politiques et de la société civile pour aboutir à une Constitution répondant aux attentes du pays ».

« Les lois touchant aux libertés publiques, aux médias, aux partis politiques, aux élections etc… devront être amendées en fonction des nouvelles données. Les nouvelles institutions devront être élues sous l’égide d’une commission électorale indépendante de l’exécutif et ayant la haute main sur l’ensemble du processus », ajoute-t-on. Selon le même document, «la fin du mandat présidentiel laissera place à une véritable compétition politique concernant cette fois-ci les programmes et les visions politiques ».

Massinissa Ikhlef 

 

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