23e Sila : « Khalil » de Yasmina Khadra s’arrache

  Les jours de Sila se suivent mais ne se ressemblent pas. Jeudi 1er novembre, l’un des stands algériens, Casbah éditions, en l’occurrence était happé par une foule compacte de lecteurs. Et pour cause, ils étaient tous là pour se faire signer par Yasmina Khadra son dernier roman « Khalil ».

  Même s’il est habitué du salon, l’écrivain algérien crée toujours l’événement et à chaque rendez-vous, le public se bouscule pour partager quelques mots avec l’auteur de « L’écrivain », « L’imposture des mots » ou « Les hirondelles de Kaboul » et découvrir son actualité littéraire.

  Cette année encore, l’annonce de cette vente-dédicace a fait boule de neige et l’auteur a, pendant plus de trois heures, signé des dédicaces et échangé avec son public.

  Paru en juillet dernier aux éditions Casbah, « Khalil » revient sur les attentats terroristes qui ont ébranlé la capitale française le 13 novembre 2015. Toujours aussi efficace dans la construction de ses trames romanesques, Yasmina Khadra dans ce nouveau roman nous aide à mieux comprendre ce qui se passe dans la tête d’un terroriste en proie à des questionnements existentiels.

  A propos de ce livre, l’auteur avait déclaré il y a quelques mois que c’était « un roman nécessaire. J’ai voulu revenir sur les événements du vendredi 13 novembre 2015 pour repartir vers la conquête de notre part d’humanité que nous sommes en train de perdre aujourd’hui (…). Ce livre est d’abord une plongée dans les vertiges d’un jeune homme qui a renoncé à ses rêves et qui, par voie de conséquence, décide de s’attaquer aux rêves des autres. J’essaye donc de le convoquer à travers ses fantasmes, ses incertitudes qu’il prend pour des vérités absolues, son égarement terrible. Et de cette manière, je propose surtout à un jeune lectorat d’avoir une longueur d’avance sur le discours insidieux des intégristes et je suis persuadé que quelqu’un qui va lire ce livre ne pourra jamais se laisser emporter par cette crue terroriste absolument dévastatrice et repoussante ».

  Tout au long des 260 pages, l’auteur déroule une histoire forte qui ne laisse pas indifférent le lecteur. Une histoire qui se lit d’une traite car l’auteur sait y faire.

Kahina A.

 

Yasmina Khadra, « Khalil », Casbah éditions, Alger 2018, 260 pages, Prix 990 DA

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