Achab Ramdane , interdit de contact avec son public à Akfadou

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La censure culturelle a, encore une fois, frappé. Cette fois, c’est l’enseignant universitaire, auteur et éditeur Ramdane Achab qui est interdit de contact avec son public à Akfadou. Programmé dans le cadre des activités du café littéraire d’Akfadou, Achab Ramdane s’est vu interdit d’accès à la maison de jeunes de la commune, sous le prétexte fallacieux d’absence d’autorisation administrative.

Très remonté contre cette énième atteinte à la liberté d’expression et d’accès du citoyen au Savoir, le café littéraire a fait une déclaration de dénonciation; dont voici la copie intégrale :

 

 

Café Littéraire d’Akfadou

Déclaration

 

Pour un retour effectif au régime déclaratif

Dans le cadre de ses activités visant la promotion du livre, de la lecture, des auteurs, des espaces de débats, de réflexions et d’échanges libres et autonomes, le café Littéraire d’Akfadou vient de se voir interdire l’accès à la salle de la maison de jeunes de la commune, où devait se tenir une rencontre avec l’enseignant, auteur et éditeur Ramdane Achab.

Cette même salle reste pourtant grande ouverte et sans conditions à toutes les activités folkloriques, festives ou laudatrices du pouvoir.

Le régime liberticide en vigueur dans le pays depuis l’indépendance vient encore de frapper, à travers ses relais locaux, pour museler la parole et la réflexion libres.

Exiger des autorisations soumises au bon vouloir des autorités exécutives pour la tenue d’un café littéraire est le summum des aberrations. Une atteinte insoutenable à la liberté d’expression et de réflexion.

Les évènements d’Aokas de l’été 2017, suite à la répression féroce par les services de sécurité de la conférence que devait tenir le même Ramdane Achab, et la grande mobilisation qui s’en est suivie, couronnée par l’historique marche du livre, ont instauré pour un moment un retour au régime déclaratif pour la tenue des cafés littéraires.

Les autorités reviennent aujourd’hui à Akfadou sur les acquis d’Aokas.

Tout en dénonçant énergiquement cette énième atteinte à nos libertés par les autorités, nous en appelons aux militantes et militants, aux partis politiques, aux associations, à la société civile pour réagir et pour agir face à ce déni d’un droit élémentaire, celui de s’exprimer et d’exprimer des idées dans le cadre d’un café littéraire.

Il y va de notre dignité à tous, il y va de notre liberté à tous, il y va de la liberté.

Akfadou, le 10 novembre 2018

                                             Le Café Littéraire d’Akfadou

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