Le Directeur de l’Education à l’APW de Bouira: « A Tizi, l’école est une affaire de la société, c’est pour cela qu’ils nous dépassent »

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L’APW (Assemblée Populaire de Wilaya) de Bouira a tenu sa 3éme session les 24 octobre, les 04 et 05 novembre courant. A l’ordre du jour était programmée la rentrée sociale sous toutes ses facettes ; scolaire, universitaire, professionnelle ainsi que les travaux publics.             Si les deux dernières ont fait l’objet d’un rapport succinct, la rentrée scolaire a eu la part du  lion.  

En effet, ont été présentés les rapports de la direction de l’éducation puis celui de l’APW, suivis d’un débat où les membres de l’institution élue sont allés de leurs remarques, critiques et observations jusqu’à faire craquer le responsable du secteur. Ce dernier est soutenu par le groupe FLN à l’assemblée. L’argument est « avant, à chaque fois qu’il y a un concours de recrutement, on demande aux candidats d’aller voir quelqu’un à l’entrée de la D.E. il vous réglera votre problème »  affirme un élu FLN – « moyennant finances » lance une voix de la salle. – Bien sûr, (une autre voix de la salle) pas de règlement de problèmes sans argent. »      

Le hic, c’est quand un élu déclare « on a l’impression qu’on parle de 02 wilayas différentes quand on écoute les 02 rapports.» Un de ses paires lui rétorquera presque en aparté « Normal, il y a la vision de l’exécutif et celle des élus, chacun est dans son rôle. »

Une autre élue, comble de la représentation populaire et de la solidarité institutionnelle, reproche aux élus, membres de la commission de l’APW d’avoir « montré des photos d’établissements scolaires délabrés » en s’écriant « cela ne reflète pas la réalité » alors que la majorité des intervenants dans les débats ont reconnu les insuffisances, les lacunes et les manques qui ont émaillé la rentrée scolaire 2018/2019 : écoles en voie d’effondrement, d’autres sans accès « même pour la protection civile en cas de danger », des établissements scolaires qui n’ont de scolaires que le nom ; « l’objectif assignés aux établissements scolaires n’est pas attient » lancera un membre de l’assemblée. Même le wali parlera de « beaucoup de manques »  dans cette rentrée scolaire tout en estimant qu’elle a été « des meilleurs ces dernières années. »

D’autres élus jouent à « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », au chat et à la souris. Quand l’un d’eux déclare « si la rentrée scolaire se résume à la distribution de livres, à l’octroi de la prime de 3 000 DA, et au respect de la date d’entrée, alors on peut dire que c’est une rentrée réussie. » Un de ses collègues le reprend mais sans mettre les conditions par lesquelles il a commencé sa phrase et déclare « je suis tout à fait d’accord avec mon collègue, c’est une rentrée réussie. »

L’enseignement de tamazight

Alors qu’un membre de l’APW donne les chiffres de 168 écoles sur 544, 48 CEM sur 126 et 19 lycées sur 57 où la langue amazighe est enseignée, le D.E. soutient que cet enseignement se fera « selon la demande et d’une manière facultative, ce n’est pas mon choix. »

La réponse du wali, qui a d’abord « salué la sagesse, la persévérance et la volonté des enseignants »  sera plus nuancée en préférant au mot « facultatif » celui de « progressif. »

Versant dans la comparaison des résultats entre wilayas, le directeur de l’éducation n’a pas manqué  de se féliciter du classement de celle de Bouira non sans ajouter devant les remarques de certains élus quant à la wilaya de Tizi Ouzou « A Tizi, l’école est une affaire de la société, c’est pour cela qu’ils nous dépassent.»

 

                                                                                                 Slimane Chabane

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