Le directeur d’Ennahar : Les soutiens des deux journalistes aujourd’hui, étaient les soutiens des terroristes, hier

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Le verdict en faveur des deux journalistes, Abdou Semmar et Merouane Boudiba, a eu l’effet d’un verre de trop sur le directeur du groupe médiatique Ennahar, qui s’attendait certainement à une mise au cachot certaine de ses adversaires. Dans une émission diffusée, hier, en direct, sur sa propre chaine, Anis Rahmani a tiré dans le tas et sans discernement. Preuve qu’il a mal encaissé à l’écoute du verdict de libération immédiate des prévenus.

L’initiative de  56 avocats de se constituer volontairement pour défendre les deux journalistes n’était pas du gout du DG d’Ennahar. “ Pourquoi se portent-ils volontaires pour deux individus qui excellent dans l’insulte, et présentent des factures salées aux misérables citoyens pour des affaires de moindre importances ”, assène-t-il , pour marquer le coup et s’adjuger la sympathie des téléspectateurs.

Attaquant, les personnes venus en masse tenir un sit in de soutien aux prévenus, Anis Rahmani les accuse d’abord de faire pression sur les juges, avant de les accabler de la grave accusation d’être      “ durant la décennie noire, des défenseurs de terroristes devant les tribunaux ”. “ Je les connais un à un, et ils sont toujours les mêmes. Durant la décennie noire, ils montaient au maquis et  ramenaient de l’argent pour payer les avocats pour défendre les terroristes traduits en justice ”, dit-il en substance, oubliant dans le feu de sa colère, que l’écrasante majorité des gens venus au tribunal de Bir Mourad Raïs, soutenir Abdou Semmar et Merouane Boudiba,  étaient bébés ou pas encore nés au début de la décennie noire.

Moussa T

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