Le ministre de la justice sort les casseroles d’Ahmed Ouyahia

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Finalement, la rencontre programmée par le ministre de la justice, à Oran, n’était pas pour annoncer la candidature de Abdelaziz Bouteflika à sa propre succession, et pour la cinquième fois consécutive. Tayeb Louh a rameuté la foule, appelée pompeusement « société civile », pour décocher des flèches à l’encontre de son chef, Ahmed Ouyahia et le crucifier d’un discours en feu qui a surpris plus d’un.

Tayeb Louh, ministre de la justice et garde des sceaux,  a convoqué toutes les casseroles que traine Ouyahia tout au long de son parcours de commis de l’État.

La première flèche assassine de Tayeb Louh fut l’option prise par Ahmed Ouyahia de taxer certains documents officiels. « Dans la dernière loi de finances, des taxes allaient être imposées au simple citoyen sur les documents biométriques, comme la carte d’identité et le passeport. Quand elles sont arrivées au niveau du Conseil des ministres, qui les a annulées ? Le président Bouteflika, bien sûr », lance le Garde des Sceaux.

Autre flèche incendiaire en direction d’un Ahmed Ouyahia, apparemment dans le viseur du cercle décisionnel quand on connait la proximité ombilicale de Tayeb Louh avec les Bouteflika, est  le rappel de son auditoire de la fameuse campagne d’emprisonnement injuste de cadres d’entreprises publiques, enclenchée par Ahmed Ouyahia dans les années 90. « Il faut rappeler à tous les Algériens et Algériennes que, suivant les orientations du président de la République et conformément à son programme complémentaire dans tous les secteurs, que les abus dont ont été victimes dans les années 1990 les cadres de l’État, font partie du passé et ne peuvent en aucun cas se reproduire. », dit le garde des sceaux.

D’aucuns voient dans la sortie de Tayeb Louh comme une sonnerie de fin de mission pour l’actuel chef du gouvernement. Cette attaque frontale ne serait pas un coup de tonnerre isolé. Elle est précurseure d’un changement imminent de gouvernement. Surtout que les Bouteflika nous ont habitués à appeler Ahmed Ouyahia, géniteur de la fraude électorale à l’échelle industrielle, à d’autres fonctions à la veille de chaque présidentielle. Histoire de lustrer un peu une opération que tout le monde soupçonne de frauduleuse.

Moussa T

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