Programme CapDel : des communes de Kabylie exclues et le RCD interpelle Bedoui  

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L’exclusion de deux communes de Kabylie, en l’occurrence Beni Maouche (Bejaia) et Tigzirt (Tizi Ouzou) du programme Capdel suscite l’indignation des populations et des partis politiques de l’opposition. Choisies initialement pour faire partie des 10 communes pilotes devant bénéficier de ce programme de démocratie participative financé par l’Union européenne (UE) avec l’appui du PNUD, les deux communes ne voient rien venir.

Devant cette situation, les députés du RCD à l’APN réagissent. En effet, la députée Noura Ouali a adressé, le 12 novembre dernier, une question orale au ministre de l’intérieur, Noureddine Bedoui, lui demandant des explications sur cette ségrégation qui ne fera que « ternir l’image de l’Algérie à l’international et réduire à néant le discours officiel sur l’unité national ».

Selon l’élue du RCD, la commune de Beni Maouche, par exemple, est prête à recevoir ce programme et elle est en mesure de donner une meilleure image du pays en matière du développement du tourisme des montagnes.

« Nous avons cherché l’origine de cette exclusion, mais il semble que votre département est le seul en mesure à fournir des explications. Nous vous rappelons que le maire de la commune de Beni Maouche qui est un représentant du RCD avait déjà adressé plusieurs correspondances au ministère, mais il n’a reçu aucune réponse », explique la députée dans son texte.

Le Capdel est, rappelons-le, est un programme financé par l’UE à hauteur de 8 millions d’euros et l’Algérie à hauteur de 3 millions de dollars avec l’appui technique du PNUD sur une période de 4 ans.

Les 10 communes devant en bénéficier ont été choisies pour leurs vocations touristiques, agricoles, artisanales. Il vise à les accompagner et à renforcer leurs compétences sur tout ce qui est démocratie participative et développement locale.

La LADDH interpelle les autorités

Ce programme se base sur l’implication active des élus locaux, de la société civile et de l’ensemble des acteurs et opérateurs locaux, économiques et sociaux entre autre. Une phase de diagnostic et d’analyse participative sur les opportunités et défis de ces communes est réalisée.

En plus du RCD, la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) appelle à relancer ce programme dans les deux communes citées. « La LADDH saisie par le maire de la localité et par plusieurs acteurs locaux de la société civile lance un appel pressant aux pouvoirs publics de relancer ce programme dans les deux communes de Kabylie au même titre que les autres concernées sur le territoire national », explique le vice de président de la LADDH, Saïd Salhi, dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

Massinissa Ikhlef 

 

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