Projet de la réalisation d’un hôpital de 120 lits de M’Chdellah ( BOUIRA ) Les autorités chargent l’entreprise

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  Le projet de la réalisation d’un hôpital de 120 lits au niveau de la commune de M’Chedallah (45 km à l’est du chef-lieu), lequel est à l’arrêt depuis des mois, est au cœur d’un bras de fer opposant l’administration à l’entreprise réalisatrice. En effet, cette dernière a été accusée publiquement par le wali de Bouira ainsi que la directrice de la santé publique de « défaillance flagrante ».

   Jamais les autorités locales, depuis le lancement de ce projet en 2013, n’ont souhaité s’exprimer sur les véritables raisons de ce retard, préférant jouer la carte de l’apaisement et du compromis. Néanmoins, lundi et lors de la dernière journée des travaux de la 3e session de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Bouira, le premier magistrat de cette wilaya, a  rompu le silence en assénant ses vérités. « Cette entreprise est défaillante sur toute la ligne et mieux encore elle fait montre de la mauvaise foi », a-t-il déclaré devant les élus APW. Mieux encore, le chef de l’exécutif local, a affirmé que cette entreprise a été sommée à maintes reprises de reprendre les travaux, ou dans le cas contraire, elle s’exposerait à une résiliation pure et simple. « Trop de contrevérités ont été dites à ce sujet et je tiens aujourd’hui à remettre les pendules à l’heure : Cette entreprise doit se conformer à la réglementation ou elle plie bagages. On ne peut plus supporter tant de retard et surtout au détriment de nos concitoyens qui ont du mal à se soigner », a-t-il ajouté.

  Quant à la DSP, elle a révélé que cette entreprise a été mise en demeure et n’a toujours pas repris son chantier, « Nous avons procédé à la mise en demeure de cette entreprise une première fois et aucune réponse ne nous a été transmise (…) cet entrepreneur ne peut passer outre les lois de la République et travailler à sa guise. A travers sa défaillance manifeste, il prend en otage toute la population de M’Chdellah et les régions alentours », a-t-elle annoncé.

   Pour mieux comprendre les tenants de cette affaire, il faudrait revenir quelques années en arrière et plus précisément en 2014, où cette entreprise, ERGOSOTS en l’occurrence, s’était plaint de la défection du bureau d’études de l’époque. En effet, elle n’a eu de ce cesse de rejeter la responsabilité de ce retard sur l’ancien BET, lequel était défaillant, et ce, de l’avis même de l’ancien wali de Bouira, Mouloud Chérifi, qui avait ordonné en 2016 la résiliation du contrat signé avec le BET. Cependant et en dépit de l’assainissement de la situation, l’entreprise réalisatrice n’a pas repris les travaux et exige de la DSP, laquelle est le maître de l’ouvrage un avenant de plusieurs milliards de centimes, chose que la réglementation en vigueur interdit.

   Quoiqu’il en soit, cette sortie virulente du wali de Bouira, renseigne selon certains observateurs avertis des intentions des autorités locales de résilier le contrat avec cette entreprise. À titre indicatif, les travaux de cet hôpital ont été lancés en 2013 pour un montant de 3 milliards de dinar pour un délai de 28mois. Malheureusement, cinq ans plus tard, le taux d’avancement n’atteint même pas un tiers et les citoyens de la commune de M’Chdellah sont contraints d’aller se soigner à la polyclinique de Tazmalt, dans la wilaya de Bejaïa, tant l’actuel EPH de leur commune est débordé.

SAIDANI Kassi

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