Sénatoriales : batailles rangées entre militants et Chkara chez le FLN

Les élections se suivent et se ressemblent aux FLN. La désignation des candidats de l’ex-parti unique aux différentes élections donne toujours suite à des batailles rangées entre militants et alimente la corruption politique.

Les sénatoriales du mois de décembre prochain n’ont pas dérogé à cette règle, visiblement. Ayant instauré, cette année, le système des élections pour élire, au niveau des wilayas, les 48 candidats de sa formation à la chambre haute du parlement, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbas semble être dépassé par les évènements.

L’opération de désignation des candidats, lancée ce week-end, vire carrément au cauchemar. Dans plusieurs wilayas, comme on le constate sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux et repris par des chaînes de télévision privées, le « scrutin interne au FLN » donne suite à de violentes bagarre entre les militants et les élus.

Tout a commencé samedi dernier dans la wilaya de M’Sila. Organisée dans une salle de cinéma, la réunion destinée à l’élection du candidat de ce parti aux sénatoriales s’est terminée en queue de poisson. Les élus devant passer aux urnes pour départager les candidats ont fini par se bagarrer à coup de chaises et autres projectiles.

Et la rencontre a dû être annulée et les organisateurs ont pris la fuite de craintes d’être pris à partie par les mécontents. Le même scénario s’est reproduit dans plusieurs wilayas, notamment à l’Est du pays. A Annaba, El Tarf et dans d’autres localités où sont organisées des élections, on signale aussi des escarmouches entre élus qui n’ont pas hésité à recourir à la violence pour dénoncer « les magouilles » des organisateurs et de certains candidats.

Ayant promis de lutter contre la Chkara et la corruption politique, le secrétaire général du FLN a échoué aussi dans ce domaine. Et pour cause, l’achat des voix et l’utilisation de la Chkara sont au rendez-vous. La foire est ouverte et c’est qui paiera le plus. Comme durant les années précédentes, les candidats FLN au Sénat mettent les « gros sous ». Ils sortent les chéquiers pour acheter le maximum de voix des élus locaux.

Massinissa Ikhlef 

 

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