Ali Yahia Abdenour :« L’Algérie a besoin d’un président jeune, qui se sacrifie pour elle, mais qui ne la sacrifie pas pour lui »

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le doyen des militants des droits de l’homme, Ali Yahia Abdenour, est revenu aujourd’hui, par le biais d’une tribune publiée sur les colonnes d’El Watan, sur la crise multidimensionnelle qui secoue le pays et la prochaine présidentielle, toujours en ballotage dans les cercles obscurs du système.

Pour Ali yahia Abdenour , « la crise politique dont nous ne voyons pas la fin, qui s’aggrave et dont le sommet de l’Etat est l’épicentre, est dominée par l’absence du Président qui n’est que l’ombre de lui-même, chancèle, s’affaisse, s’efface, n’incarne au quotidien aucune de ses fonctions, ce qui marque sa politique du sceau de l’échec ». Du coup, « le président Bouteflika doit quitter le pouvoir qu’il ne peut plus exercer, et l’illusion qui est de laisser penser et croire qu’il se porte bien, assume toutes ses fonctions, contrôle et dirige tout, est un mensonge d’Etat », estime le militant infatigable de l’Etat de droit qui considère que « Le report de l’élection présidentielle serait injuste et anticonstitutionnel. ».

Et de se poser les questions : « Qui gouverne réellement le pays, qui est sans visibilité politique en l’absence du Président ? Qui détient le véritable pouvoir au sein du pouvoir ? ».

Pour Ali Yahia Abdenour, « Les décideurs, qui font fonctionner actuellement les institutions de l’Etat, se heurtent à une confrontation tantôt frontale, tantôt diffuse, avec une autre tendance qui tourne ou bloque leurs décisions ». Et « Ces clans ont des calculs et des ambitions personnelles, sont divisés, sont devenus rivaux, n’ont pas le même itinéraire, s’opposent même et la politique de certains d’entre eux donne une vision de l’avenir, thème central, omniprésent, obsessionnel, parce qu’il détermine le maintien ou la perte de leur pouvoir et de leurs richesses ».

« Pour s’occuper de l’Algérie qui va mal et a besoin des énergies populaires pour mettre fin aux dérives totalitaires du pouvoir qui dominent l’espace politique, et la redresser », Ali Yahia Abdenour ne voit qu’un chemin : « il faut une forte implication des jeunes dans la politique, car s’ils ne s’occupent pas de la politique, la politique s’occupera d’eux ».

Concernant les présidentielles, Ali Yahia Abdenour considère que « Cette élection n’a pas pour objet d’élire par les électeurs au suffrage universel, qui conserve le monopole de l’expression du peuple par des élections propres et honnêtes, un Président de leur choix, car le choix est fait à l’avance par les décideurs, mais seulement de le légitimer par un fraude électorale massive ».

Mais quel président faut-il pour cette Algérie meurtrie ? Ali Yahia Abdenour a sa petite idée : « L’Algérie a besoin d’un Président qui se sacrifie pour elle, mais qui ne la sacrifie pas pour lui. Elle est en crise et veut un Président de sortie de crise, au service du peuple dans sa diversité, rempart de l’humanisme, respectueux des libertés, favorable au progrès scientifique et technologique pour moderniser le pays, en faire un pays émergent et même développé ». « un Président jeune, compétent, cultivé, démocrate de formation et de conviction, qui favorise l’émancipation des femmes, renforce la cohésion nationale et sociale, et agit pour remplir pleinement ses fonctions nationales et internationales », dit encore le doyen des militants.

Moussa T

Pour lire le texte intégral de Maitre Ali Yahia Abdenour, cliquer sur CE LIEN

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :