Chakib Khellil : je soutiens Cevital et personne n’a le droit de bloquer les investissements

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La conférence de Chakib Khalil à Béjaïa, bruyamment décriée sur les réseaux sociaux, a finalement eu lieu, hier samedi, au Cristal. Une assistance nombreuse,  triée sur le volet et essentiellement composée de travailleurs de Sonatrach et Naftal, a assisté à son speech. A l’extérieur de la salle, quelques dizaines de citoyens, empêchés d’accès, scandaient : « Où sont passés les 1000 millirads, Monsieur Khellil ».

L’ancien Homme-Energie, Chakib Khellil, a expliqué que sa venue à Béjaïa rentre dans le cadre de sa tournée nationale pour exposer son programme d’affranchissement de la dépendance pétrolière, qu’il présente sous l’intitulé de « Fiche de route pour sortir le pays de la crise ».

Selon lui, l’Algérie doit relever certains défis tels que le renforcement du pouvoir d’achat du citoyen qui passe par  la réation de la richesse et les augmentations réglementées des salaires, en supprimant les subventions des prix en les orientant exclusivement aux classes démunies et en adoptant une politique créatrice d’emploi.

Chakib Khellil préconise également  l’imposition du marché parallèle, sans toutefois dérouler les mécanismes pratiques d’un tel exercice, le changement de monnaie pour rapatrier l’énorme masse monétaire vers le réseau bancaire national et la création de deux zones libres au Sud et au Nord.

Abordant l’actualité économique qui marque ces jours-ci la wilaya de Béjaïa, Chakib Khellil se dit solidaire de Cevital et juge que personne n’a le droit de bloquer les investissements.

L’ancien ministre de l’énergie a invité son auditoire à suivre ses sorties et ses déclarations sur sa page officielle dans les réseaux sociaux. Même s’il se garde jusque là de parler franchement de sa velléité de se porter candidat à la prochaine présidentielle, tous les signaux plaident pour cette éventualité. Il faut être dupe de croire que l’homme sillonne le pays pour, uniquement, expliquer au petit peuple, les clés de sortie de crise. Si c’était le cas, il se serait suffit d’un conférence à Alger ou d’une contribution à la presse.

Sans qu’il le claironne sur la place du village, Chakib Khellil est en pré-campagne présidentielle. Des indiscrétions disent qu’il profite de ses déplacements pour installer des comités de soutien qui lui collecteront les signatures requises, le moment opportun. Lui même commence à délier un peu sa langue. « je suis prêt à prendre mes responsabilité si on me le demande » , dit-il dernièrement à certains médias.

Si la candidature de Chakib Khellil est pratiquement acquise, reste à savoir pour quelle partie roule-t-il ? Qui le pousse à entrer en piste ? La population , on le sait, n’en veut pas. Reste l’un des clans du sérail ou le lobby pétrolier Américain dont il est le chouchou national.  En tout cas, bientôt tout se saura.

Moussa T

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