Le deuxième homme de l’État marginalisé : la probable raison !

Le prince héritier d’Arabie, Mohamed Ben Selmane, n’a pas bénéficié d’une réception de rang d’un chef d’État. Il n’a pas eu le privilège d’être reçu par Abdelaziz Bouteflika. Et son vis à vis n’est qu’un premier ministre, quatrième personnage dans l’organigramme de l’État Algérien. Et c’est tant mieux !

Mais où est donc passé le deuxième homme de l’État lors de la visite de MBS ? Le président du Sénat a pratiquement disparu des radars.

Protocolairement parlant, c’est lui qui devrait recevoir le prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Selmane, en l’absence du chef de l’État. Mais Abdelaziz Bouteflika, usant de son pouvoir discrétionnaire, a opté pour le premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Abdelkader Bensalah était aussi absent des grands rendez-vous diplomatiques de Paris et d’Addis Abeba . A Paris, lors des festivités du centenaire de la grande guerre,  c’est Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement, qui s’est déplacé pour s’asseoir dans la deuxième rangée, derrière les présidents russe, américain, français et le monarque marocain. Et au sommet des chefs d’État Africains, où l’Algérie était représentée habituellement par le président du Sénat et ce, depuis l’aggravation de l’état de santé de Bouteflika, c’est encore Ahmed Ouyahia qui est hissé au rang de haut représentant du pays.

Pourquoi a – t – on relégué, subitement,  le deuxième homme de l’État au seconds rôles ? Aucune raison apparente pour le moment.

Est-il malade ? Rien ne l’indique. Abdelkader Bensalah est en bonne forme, contrairement à certaines informations distillées ça et là sur un prétendu souci de santé. La preuve est qu’il a assisté, samedi au Mexique, à la cérémonie d’investiture du nouveau Président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a indiqué avant hier un communiqué du Conseil de la Nation.

Un coup de froid dans les relations personnelles entre les deux hommes ? Peu probable. Entre Abdelaziz Bouteflika et Abdelkader Bensalah , aucune brouille n’est signalée. Natifs tous les deux du Maroc, originaires du même patelin, alliés pour le meilleur et surtout pour le pire, les deux hommes n’ont pas de quoi laisser un cheveu tomber dans la soupe commune.

Reste donc la seule hypothèse plausible : la mise en évidence d’Ahmed Ouyahia répond à un souci du sérail de travailler l’image de ce dernier et le couler dans le moule du présidentiable. En tout cas, des informations insistantes circulent dans certaines chancelleries que le premier ministre est avancé par un des clans au sommet comme leur candidat de rechange, en cas où l’option du cinquième mandat prend de l’eau.

Moussa T

 

 

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