Mohcine Belabbas : « La solution est dans la fin du système »

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Le président du RCD, Mohcine Belabbas, a accordé aujourd’hui une interview au quotidien Liberté où il est revenu sur certains sujets d’actualité.

Abordant, la crise du système induite par la dégradation précipitée de l’état de santé du chef de l’État et la difficulté des clans du sérail à trouver un candidat de rechange qui pourrait faire le consensus, Mohcine Belabbas estime que « les luttes entre les clans se sont exacerbées. Il y a ceux qu’on qualifie du clan présidentiel, ceux qu’on dit proches de l’armée et d’autres qui hésitent tout en surveillant la solidité d’interconnexions d’intérêts construites depuis longtemps. Ces derniers essayent dans leur positionnement de ne pas apparaître comme catalogués proches d’un clan donné. Il y a aussi le déplacement de certains acteurs du système d’un clan à un autre, selon les conjonctures » mais jusqu’à cet instant « aucun de ces clans n’arrive à s’imposer de manière définitive face à l’autre. ».

 Tout en tentant de faire une radioscopie de l’état d’esprit qui règne au sérail, le président du RCD assure qu’on « a tort de s’appesantir sur les misères du régime, le débat devrait être ailleurs ».

Pressé de donner son avis sur l’initiative de Amar Ghoul appelant à une conférence nationale, Mohcine Belabbas pense que l’offre de TAJ est un remake de celle tenue en 1996 sous l’égide de Liamine Zeroual, et que les décideurs ont l’habitude de tenir ce genre de kermesse avec les acteurs qui composent le système. Du coup le président du RCD rend une sentence sans appel : « pareille conférence ne nous intéresse pas. C’est de l’improvisation. ».

Le président du RCD ne s’arrête pas au stade du constat. Il avance une solution viable à la crise en gestation, et qui consiste en une période de transition politique avec des règles communément définies qui sera à même de désamorcer la crise et ouvrir des voies de salut à une situation qui risque un grand chambardement. Dans cette période de transition, « il faut que l’on se mette d’accord sur les priorités, le calendrier et les délais avec une définition d’un cahier des charges fixant des préalables démocratiques qui s’imposeront à tous les compétiteurs. C’est une conjoncture qu’on va exploiter pour mettre en place une instance indépendante d’organisation des élections, réviser le code électoral et la Constitution, aller vers un gouvernement d’union nationale et surtout communiquer avec les citoyens parce que sans leur adhésion toutes les solutions seront précaires. Il faut tracer des objectifs précis et des échéances bien définies », explique le leader du RCD qui croit dur comme fer qu’il n’y a pas de salut dans le système.

« La solution est dans la fin du système », dit-il avec une conviction chevillée

Moussa T

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