Sour El Ghozlane et El Hachimia(Bouira) : La députée du RCD, Fetta Sadat, rencontre les habitants et découvre leur précarité

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Une délégation du RCD Bouira, conduite par la députée Fetta Sadat, accompagnée d’élus locaux et des membres du Bureau régional, a rencontré, hier samedi, les citoyens de la daïra de Sour El Ghozlane, au sud de la  wilaya de Bouira.

La première halte de la délégation du RCD a été la commune d’El Hachimia où il a été constaté de visu l’état de délabrement de plusieurs maisons au niveau du village agricole H. Bougerzoune. En sus de cela, Les citoyens se sont plaints à la députée RCD de la non régularisation foncière de leurs habitations depuis plusieurs décennies. « Des voisins ont eu leurs papiers, d’autres rien jusqu’à présent » crient les citoyens désabusés.   

La promiscuité et les familles nombreuses sont le lot des habitants de cet ancien village agricole. On retrouve jusqu’à six frères mariés avec enfants dans une demeure de 06 petites réalisés clandestinement, sans plan ni études. L’ainé des frères N. montre comment il sort par la fenêtre de sa chambre quand son fils qui dort avec lui bloque la porte.

Les familles Arar, Tardjet, Moussous … vivent la même situation avec plusieurs frères et leur progéniture dans des habitations réduites et insalubres. La députée Fetta Sadat, à l’écoute du début à la fin de la tournée, s’est engagée à relayer les doléances et à transmette les préoccupations de ces citoyens marginalisés et délaissés aux autorités nationales. Les élus RCD à l’APW de Bouira n’ont pas manqué de prendre notes des problèmes des habitants de la commune d’El Hachimia afin de les exposer au niveau des autorités locales.

La femme : première victime de la précarité et du chômage

Même topo à Sour El Ghozlane, seconde escale de la délégation du RCD, où la majorité des citoyens rencontrés, des femmes veuves ou divorcées avec enfants à charge, sont les premières victimes de la misère, du chômage et de la précarité. Toutes habitent des locaux commerciaux aménagées et/ou garages sans commodités, ni équipements nécessaires à une vie décente. Qu’elles s’appellent Houria, Aicha, Hafida, Hamida … elles ont toutes des enfants à charge et sont sans emploi. Même une diplômée (master II) en finances, veuve, n’a pas pu trouver un travail qui lui assure « Izza et karama » (honneur, sécurité et dignité.)

La délégation du RCD a eu aussi, malheureusement, à découvrir que même ceux qui se sont sacrifiés pour sauver l’Etat de la chute et la république de la disparition sont abandonnés. C’est le cas de ce garde communal à la retraite, Riche Mohamed, qui habite, avec ses 02 enfants et son épouse, dans un garage sans aération ni moyens adaptés.

On lui a donné une attestation de reconnaissance et d’honneur, qu’il exhibe fièrement, mais on ne lui a pas donné un toit pour abriter sa famille.

                                                                                                                                    Slimane Chabane 

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