Une année après la grève du CNAPESTE, un enseignant de Laghouat subit toujours la cabale judiciaire

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Quand une administration s’acharne sur un fonctionnaire, jugé rebelle, il ne le lâche plus. C’est le cas de la direction de l’Éducation nationale de Laghouat avec Nassim Moussaoui, enseignant syndicaliste du Lycée Sadek Talbi. Ladite direction a déposé plainte contre l’enseignant pour « menaces de liquidation physique, injures, blasphème, diffamation et déstabilisation ». Le procès est enrôlé pour le 22 janvier 2019 au tribunal de première instance de Laghouat.

D’après la correspondance reçue de la part de l’enseignant Nassim Moussaoui, « l’affaire remonte à la grève illimitée, initiée par le CNAPESTE à Blida et Tizi Ouzou, en janvier 2018, avant de s’étendre à d’autres wilayas dont Laghouat ». D’après notre correspondant, « une fois la grève initiale réglée avec l’intervention des hautes autorités de l’État, les enseignants de Laghouat ont continué leur mouvement pour exiger le départ du DE de l’époque jugé  incompétent et du SG de l’académie » . Et ils ont eu gain de cause après le passage d’une commission d’inspection dépêchée par la tutelle. « Les deux responsables relevés et les 49 enseignants grévistes rétablis dans leur droit au travail et au salaire », précise encore Nassim Moussaoui.

L’histoire devait se terminer là. Mais surprise ! Nassim Moussaoui est convoqué le 02 octobre 2018 par la police pour découvrir à son corps défendant une plainte appuyée d’un dossier volumineux , déposée par l’académie représentant les droits du directeur de l’éducation et du SG déjà relevés.

Nassim Moussaoui affirme  « qu’à l’issue d’une réunion qu’il a eu, ce mois de décembre,  avec le nouveau directeur d’éducation en présence de la section locale du CNAPESTE venue en soutien,  le commis de l’État a promis le retrait de la plainte et la cessation des poursuites. Mais rien de concret n’est fait ». Pire encore,« un arrêt de justice transmis via la wilaya à l’académie, et daté de fevrier 2018,  instruit cette dernière de suspendre son travail et son salaire à titre conservatoire », dit encore le syndicaliste qui ne comprend toujours pas : pourquoi lui seul, sur les 49 enseignants grévistes, qui subit cette cabale ?

L’audience est programmée pour le 22 janvier 2019. Affaire à suivre.

Moussa T

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