Yasmina Khadra évoque un cas de censure et tire à boulets rouges sur Azzedine Mihoubi

Le ministre de la culture, Azzeddine Mihoubi, veille au grain. Il vient de refuser l’octroi d’une autorisation de tournage à une équipe de Canal + qui veut produire une émission culturelle consacrée à la vie de l’écrivain Yasmina Khadra. L’émission devait être produite à Oran, ville d’enfance du célébrissime écrivain qui vient de dénoncer ce coup de ciseau, dans un post partagé sur sa page facebook.

« L’émission littéraire “21 cm” ( Canal+) que M. Augustin Trapenard allait me consacrer à Oran en ce mois de décembre a été annulée faute d’autorisation de tournage refusée par le ministre de la Culture algérien.
Il s’agit d’une émission purement littéraire, apolitique, sur mon parcours de romancier et sur les lieux qui m’ont inspiré et forgé. 

M. Mihoubi, vous qui êtes poète, pourriez-vous nous dire pourquoi vous vous êtes opposé à ce que vous êtes censé défendre ? », note-t-il en substance.

Le ministère n’a pas tardé à répondre en pointant une méconnaissance de procédures chez l’écrivain et l’équipe de tournage de Canal +, pourtant rodée à ce genre de mécanismes. « Il s’agit d’une mauvaise interprétation et non compréhension des procédures exigées et établies. L’autorisation de tournage est automatiquement accordée lorsque les équipes chargées du tournage sont autorisées à entrer sur le territoire algérien pour effectuer un tournage », précise le département de Mihoubi dans sa réponse.

Pour couper court à toute polémique, Yasmina Khadra a assuré dans un autre post publié cet après midi,  que « La procédure engagée par l’équipe de l’émission s’est opérée en fonction de la réglementation. On s’est adressé à l’ambassade d’Algerie en premier qui a certifié qu’ il fallait l’autorisation de tournage de votre ministère d’abord, ensuite saisir le MAE pour le visa. Le renvoi des responsabilités est un sport national. Il ne faut pas trop en abuser. Les demandes ont été formulées depuis des semaines. Votre ministère n’a pas daigné leur donner suite. Votre silence a été éloquent. Car vous auriez pu orienter l’équipe du tournage sur les services concernés ».

Il faut dire que Yasmina Khadra, auréolé durant les deux premiers mandats de Bouteflika, allant jusqu’à le nommer, en novembre 2007, directeur du Centre Culturel Algérien à Paris, est tombé en disgrâce depuis sa candidature aux présidentielles de 2014. Depuis, il est black-listé et mal vu des autorités Algériennes.

Moussa T

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