Après trois participations successives : Louisa Hanoune veut boycotter la prochaine présidentielle

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La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune s’apprête à annoncer sa surprise. Alors que l’opinion publique et les observateurs de la scène nationale s’attendaient à sa quatrième participation à la présidentielle, en annonçant son engagement dans la course électorale du 18 avril prochain, elle laisse entendre qu’elle n’est pas intéressée cette fois-ci par l’élection.

« Je pense que le Parti des travailleurs ne devrait pas aller aux prochaines élections présidentielles. C’est là mon point de vue personnel que j’exprimerai et que je défendrai dans le bureau politique et dans le comité central. Je suis extrêmement inquiète pour le pays », lance-t-elle à l’ouverture, aujourd’hui, des travaux du bureau politique (BP) de son parti.

Mais la décision finale concernant la participation ou non du PT au prochain rendez-vous sera tranchée par le Comité Central du parti. « Je respecterai la décision qui émanera de la majorité du comité central et je l’appliquerai conformément au centralisme démocratique qui régit le fonctionnement de notre parti », ajoute Louisa Hanoune.

Mais elle est catégorique concernant l’utilité de l’élection : « Les présidentielles ne régleront pas les problèmes qui rongent notre pays. Au contraire, elles peuvent les aggraver, déclencher et accélérer des processus extrêmement dangereux, non seulement à cause de l’absence de transparence mais également en rapport avec la situation socio-économique du pays caractérisée par la hogra en plus de la situation internationale délétère ».

Selon la patronne du PT, « les présidentielles ne constituent pas la priorité pour moi, mais la priorité est de libérer le pays de ce système qui a rendu l’Algérie exsangue et de laisser la parole au peuple ».

« J’ai la conviction que la priorité est d’instituer des mesures d’apaisement sur le plan politique, économique et social comme des gages de bonne volonté. La présidentielle d’avril prochain me rappelle personnellement la situation qui prévalait en 2010 en Egypte et en Tunisie où les systèmes en place ont poussé le cynisme et l’arrogance à l’extrême. Ils ont poussé les peuples dans leur derniers retranchements ce qui a provoqué des soulèvements populaires révolutionnaires gigantesques », lance-t-elle, en faisant allusion à la volonté d’imposer un 5ème mandat du chef de l’Etat.

Massinissa Ikhlef 

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