APW de Bouira : Le logement, « presque rien »

La quatrième session de l’APW (Assemblée Populaire de Wilaya) de Bouira de l’année 2018 s’est ouverte ce lundi et dans son ordre du jour était inscrit un point essentiel : le logement.

Selon le rapport de la commission de logement, 3 982 logements sont à l’arrêt et 6 661 ne sont pas encore lancés. Ce qui porte le chiffre à 10 643 unités en souffrance dans les différentes formules.

Quand à l’habitat rural, le rapport fait ressortir que 4 550 demandes ont été enregistrées pour l’année 2018, dont 2 953 attendent toujours une traitement définitif. Toutefois, l’expérience a montré que les citoyens bénéficiaires de ce genre d’aide favorisent l’achèvement des travaux extérieurs au détriment des finitions intérieures, pour pouvoir bénéficier, enfin, de la dernière tranche d’aide publique. Ce qui fausse amplement les statistiques des logements entièrement finis. Le recours citoyen à ce genre de pratique est dû à l’insuffisance de la somme globale allouée à ce genre de réalisations. Ce qui a amené certains membres de l’APW à demander l’augmentation de l’aide à l’habitat rural qui est actuellement de 700 000 DA.

Pour les élus, les raisons du blocage de certains projets, telles que les réseaux d’électricité, d’AEP, de Gaz,…  sont souvent injustifiées. D’autres raisons encore relèvent du burlesque tel que le cas de cette cité des 50 logts  d’At Laqsar où un pylône électrique que la SONELGAZ n’a pas pu déplacer, a causé au projet 2 ans de retard.

Des élus RCD, intervenant dans les débats, ont tour à tour dénoncé le « bétonnage des terres agricoles avec l’exemple des 2 000 logements AADL en cours de réalisation à l’est de la ville de Bouira » souligné par Meziane Chabane, le déplacement de 150 logements de la daïra de Bechloul, à l’est,  dans les communes de Bir Ghbalou et Khabouzia, à l’ouest, dénoncé par l’élu progressiste Abbas Mouloud.

Pour ce qui est du chiffre global des réalisations, Gasmi Hamid, un autre élu RCD, est arrivé au résultat de 13,5 logements qui ont été réalisés dans chaque commune, chaque année et pour chaque formule.  « Autant dire : presque rien ! » conclut l’élu progressiste.

                                                                                                                          Slimane Chabane

 

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