Élection présidentielle : Et maintenant ?

Maintenant que l’élection d’un Président approche, que faire ? D’abord aller chez le menuisier pour confectionner des urnes, ensuite chez le couturier pour les stores afin que le votant soit mastour et enfin désigner un homme ou une femme (ce qui m’étonnerait) pour qu’il devienne notre Chef de tribu. De toute façon, et respectivement aux constantes sous développées de notre État, il n’y aura jamais de Président femme, Kabyle ou émigré avant la prochaine ère glaciale.

L’armée semble apparemment trouver des difficultés à trouver un présidentiable militaro-civil comme Zeroual. L’option Ali Ghediri les gêne parce qu’il est un peu trop civil et qu’il a même le culot d’être démocrate et critique envers même l’institution dont il est issu.

Makri, l’islamiste va jusqu’à proposer le report des joutes comme s’il s’agissait d’un match de football et non pas de l’avenir de la Nation. J’ai bien peur que je demeure l’un des rares à croire encore en ce concept de Nation. Cela me rappelle une prof à la fac qui exigeait d’un étudiant de lire Proust pour aspirer à devenir écrivain (un rêve de l’étudiant en question). Il lui répond sans ambages : « Mais madame qui lit aujourd’hui Proust. Il est dépassé ! ».

L’enseignante outrée, car férue de littérature, lui répond : « vous ne serez jamais écrivain ! ». Tout cela pour dire que quand un État a peur de préparer ses propres élections, qu’il s’amuse à lancer des ballons de sonde, qu’il se meut dans un silence à faire rire ceux qui ont compris. C’est qu’il est analphabète en politique. Mais pas en affaires de toute évidence…

C’est qu’il ne maîtrise plus son sujet. A moins qu’un jour il lise Proust, Zarathoustra et pourquoi pas écouter Ammi d’Aït Menguellet ?

M. Kassi

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