Interdits d’accès au journal: cinq journalistes d’Echourouk en grève de la faim

La direction du journal arabophone Echourouk ne paie pas ses salariés et elle se permet même de …les sanctionner arbitrairement. C’est ce que dénoncent, en tout cas, cinq employés de ce quotidien (journalistes et photographe) qui ont entamé, depuis hier, une grève de la faim devant les locaux du journal au niveau de la maison de la presse de Kouba.

Sans salaires depuis 5 mois, les protestataires dénoncent surtout les graves dépassements de leurs employeurs, dont le frère du PDG du groupe, Ali Foudil. Selon eux, la direction du journal les empêche d’accéder à leur lieu de travail, « rien que pour avoir réclamé leurs dus ».

«Afin de les pousser à la porte de sortie et les priver de leurs droits, les responsables du journal ont décidé, sans avertir les concernés, de les muter vers d’autres bureaux à l’intérieur du pays. Mais ils ne leur ont assuré aucune condition de travail dans ces bureaux : ni logements de fonction, ni moyens de déplacements », précise les contestataires.

Brandissant des pancartes sur lesquelles ils ont mentionné l’objet de leur contestation, ces journalistes campent devant le siège du journal. « Nous sommes interdits d’accès au journal. Nous n’avons même pas droit des attestations de travail », lit-on sur l’un des écriteaux.

Ils précisent, dans la foulée, que le fait de « demander son salaire n’est pas un délit ». Pour rappel, le PDG du groupe Echourouk qui compte aussi deux chaînes de télévisions, Ali Foudil est passé, récemment, aux aveux concernant la situation financière très précaire de son groupe médiatique.

Selon lui, le tirage du quotidien a été réduit de 95%, en raison notamment des ardoises très salées laissées au niveau des imprimeries d’État, dont la SIA et la SIO.

Massinissa Ikhlef 

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