Kamel Daoud à Sidi Aich: « Le jour où les barques prendront le sens inverse, je cesserais de parler de l’Occident »

Kamel Daoud a été l’invité du café littéraire « Lumières » de Sidi Aich ce 11 janvier. La salle était pleine à craquer. Il présente sa dernière œuvre: « Le Peintre dévorant la Femme ». Il dit que son amie, son éditrice Française, lui a demandé de passer une nuit dans un musée de peinture et d’écrire un livre . Lui préfère l’appeler un essai.

Le conférencier plonge alors son publique dans son monde. Plutôt dans son combat pour la liberté et toutes les libertés: Le droit à une vie nocturne, le droit de l’être de disposer de son corps ,la liberté de pensée  et de création.« Parce que ,je suis père et parce que j’ai une fille, je me bats pour une meilleure vie et pour l’égalité à l’héritage entre les sexes ».

L’orateur se défend de glorifier l’Occident et la France en particulier. Mais dit-il « il faut une comparaison pour que nous puissions faire mieux » et d’ajouter « maintenant, ils sont meilleurs et la preuve c’est que les chaloupes partent d’ici remplies de nos jeunes et vieux .Le jour où ces barques ferons le sens contraire, je cesserais de parler de l’Occident ».

A la fin de la conférence et de la vente dédicace , Kamel Daoud nous a confié qu’il a énormément apprécié ce moment car, confie-t- il, il n’y a pas plus frustrant pour un écrivain que d’être interdit de partager son œuvre avec son lectorat dans son propre pays comme il a tenu a rendre hommage à la Kabylie qui l’a soutenu car « nous partageons les mêmes idéaux de liberté » conclut-il.

                                                                          Kamel Aid

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