Annaba : Un étudiant Africain attaqué au couteau par des jeunes, et laissé gésir dans son sang par des automobilistes

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Triste histoire. Un étudiant zimbabwéen, Prosper Ndudzo, a été mortellement blessé par des inconnus, le 05 février passé,  devant  l’université Badji Mokhtar d’Annaba, révèle son ami Malien Badra Aly Dia dans une lettre émouvante publiée sur sa page Facebook. En plus des coups de couteau, l’étudiant Africain n’aurait pas été assisté par les nombreux automobilistes qui passaient en déviant son corps allongé au milieu de la chaussée.

Selon le déroulé des détails donné par Badra Aly Dia, son ami Prosper Ndudzo , master 2 en électronique, est sorti, cette soirée pluvieuse du 05 février, du campus universitaire acheter quelques vivres dans les magasins limitrophes. A son retour au campus, il a été victime d’une attaque au couteau de la part d’un groupe de jeunes d’un quartier voisin. L’étudiant touché profondément à la cuisse a été trainé par son compagnon au milieu de la chaussée dans l’espoir qu’un véhicule passe et alerte les secours pour l’évacuer aux urgences. « J’oublierai jamais au grand jamais que les automobilistes algériens déviaient mon corps qui gisait au sol tout en me vidant de mon sang, sans s’arrêter, ni appeler l’ambulance, ni prévenir le poste de police qui se trouvait à quelques 200 mètres de là », témoigne à titre posthume la victime sous la plume de son compagnon malien.

Ce n’est qu’après s’être vidé presque entièrement de son sang que les secours arrivent. Trop tard. la victime Africaine rend l’âme le lendemain de son arrivée à l’hôpital d’El Hadjar.

Dans une lettre émouvante, l’étudiant malien Badra Aly Dia fait parler son ami décédé et écrit : « Dites à ma maman, à mon papa, et à mes frères et sœurs qu’ils ne me verront plus. Dites leur que, venu acquérir le savoir dans un lointain pays, je rentrerai dans un cercueil au lieu de rentrer avec un diplôme. Dites leur que le racisme et la xénophobie ont eu raison de ma vie ».

L’étudiant Zimbabwéen préparait son mémoire de fin d’études. Il rêvait de terminer son cursus et rentrer voir les siens après 6 ans passés en Algérie.

Moussa T

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