BENYOUNES A CHLEF : premier test pour le DRS

Benyounes, qui vient d’être publiquement vilipendé et renié ( avec Sidi Said et Ould Ali ) par la foule dans sa ville natale, est proposé pour animer à Chlef la première sortie en faveur du cinquième mandat dans une salle bussnkérisée après les manifestations populaires qui ont secoué tout le pays. Pourquoi Chlef ? Quand il a lancé son mouvement, les services spéciaux qui l’avaient infiltré dans le RCD ( d’où il a été exclu pour corruption aggravée) lui ont rabattu les troupes armées pour l’autodéfense et quelques uns des éléments de leur propres rangs comme le maire d’Alger avec lequel il s’est, depuis, séparé.

A Chlef, les « militants » du MPA, encadrés par un certain Zaatout, sont dans leur quasi totalité des recrues du DRS ou des groupes annexes que ce service contrôle. D’où le choix de cette ville pour la première sortie des affidés de Bouteflika depuis la protesta qui a commencé le 22 février.

En réalité, le test de cette sortie ne servira pas à mesurer la mobilisation du très artificiel MPA mais à évaluer les ripostes que le DRS espère pouvoir opposer à la révolte ( révolution ?) du 22 février.
Il y a seulement douze jours, Benyounes confiait à ses amis que leur chance était d’être libérés par la mort de Bouteflika, ajoutant que son association avec ses trois compères était un supplice dans la mesure où eux, au moins, « avaient pris des milliards ».

C’est vrai que les dividendes du scandale de l’autoroute est ouest ne sont pas comparables aux commissions prélevées auprès des importateurs de médicaments, des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics ou des investisseurs rackettés dans les ministères de la santé, des travaux publics ou du commerce où a sévi Benyounes mais quand même, lui et ses frères, sont largement à l’abri.

Reste à connaître la réaction des enfants de la ville de Hassiba à cette manœuvre.

Arezki Larabi

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