Face aux députés , Ahmed Ouyahia exclut le retrait de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika

Le premier ministre Ahmed Ouyahia a présenté, aujourd’hui lundi 25 février, sa déclaration de politique générale devnt l’APN. Une occasion pour lui, de donner la lecture officielle du Gouvernement sur les événements populaires en cours dans la rue Algérienne.

Le chef du gouvernement dit avoir capté deux message distincts des marches populaires enregistrées le 22 février et les jours suivants : l’opposition au 5ème mandat et la demande de changement.

Pour Ahmed Ouyahia, l’opposition au 5ème mandat doit s’exprimer exclusivement à travers l’urne électorale. « Que ceux qui s’oppose au 5ème mandat l’exprime de façon démocratique le jour des élections ». Ce qui laisse entendre que l’engagement électoral du chef de L’État est toujours de mise et que l’option du retrait n’est pas à l’ordre du jour du pouvoir.

Quand à la revendication de la rupture et du départ du système réclamés par des milliers d’Algériens, Ahmed Ouyahia la réduit à une simple requête de changement de politique. Partant de cette lecture biaisée, Ahmed Ouyahia assure qu’après les élections, « une conférence nationale rassemblera tous les partis sans exclusion [ comprendre par là y compris les 100 partis parasites dont l’existence se résume à un agrément et un cachet enfouis dans un cartable et la myriade d’associations nationales créées de toutes pièces pour polluer le débat politique en temps opportuns ] ». « Cette conférence est unique en son genre dans l’histoire de l’Algérie. Et chacun exprimera ses idées en toute démocratie ».

Par ailleurs, Ahmed Ouyahia, tout en notant le caractère pacifique de la marche du 22 février,  a, encore une fois, déroulé le risque de dérapages qui pourraient arriver avec ses marches initiées par des parties non identifiées. Il a appelé les Algériens à davantage d’éveil et de prudence.

Arezki Lounis

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