Marches contre le 5ème mandat : des universitaires s’engagent

Le mouvement anti-cinquième mandat du président Bouteflika s’élargit à toutes les franges de la société. Après la corporation des avocats qui a observé, aujourd’hui, un sit-in devant le tribunal Abane Ramdane à Alger, des enseignants universitaires s’engagent à accompagner, eux aussi, le mouvement.   

« Nous, universitaires et intellectuels signataires de ce texte, sommes convaincus que des positions claires et courageuses revêtent, à cet instant historique et décisif, une importance particulière pour l’avenir de l’Algérie. Une importance accentuée par le fait que l’université ne produit plus de sens, ne s’intéresse plus à la chose publique et a renoncé à son statut de porte parole de la société », affirme-t-ils dans une déclaration rendue publique, aujourd’hui.

Dans ce document signé par dix-sept personnes, dont Nacer Djabi, Redouane Boudjemaa, Louisa Dris-Aït Hamadouche, Fatma Oussedik, ces universitaires s’engagent à être « aux côté de la société que nous accompagnons ».

« Nous participons à sa résistance pacifique qui doit continuer dans son caractère pacifique et civil. Nous l’appelons à ne pas répondre aux provocations et à toutes sortes de violence, car la violence est l’arme des faibles », précise-t-ils.

Et de souligner : « Notre engagement comme universitaires et intellectuels consiste à accompagner la société en marche. Nous sommes appelés, aujourd’hui plus que jamais, à donner du sens à cette phase sociopolitique, qui doit nous conduire à la société de coexistence, d’acceptation de la contradiction et de reconnaissance de l’autre. Telle est la garantie d’un présent et d’un avenir prospère ».

Les signataires annoncent aussi leur décision «d’amorcer un débat qui restera ouvert afin de réagir et d’accompagner la marche de la société et prémunir son projet des aventuriers et des parasites qui bénéficient du statut quo ».

Massinissa Ikhlef 

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