Présidentielles et opportunisme : Sellal prend t-il des leçons chez Ouyahia ?

Comme son nom ne l’indique pas Abdelmalek Sellal est natif d’El Mouradia. A deux pas de la Présidence. A croire que son sort était scellé dès sa naissance. Poussé vers la petite porte, il revient par la grande en se retrouvant directeur de campagne de Fakhamatou qui l’a viré. Hallucinant !

Un homme à principes n’aurait jamais accepté ce poste par nif et par dignité. Mais dites-moi combien avons-nous eu d’hommes depuis l’Indépendance d’hommes dirigeants de dignité et de nif ? Très peu, pour ne pas dire aucun car cela relève de la logique du Pouvoir. On ne crache pas sur la mère nourricière : « arkâa tatlâa » (courbes et plies tu connaîtras l’ascension).

Après les bourdes de Sellal avec ses blagues vertes et sa rencontre « historique » avec Angela Merkel, voilà qu’il récidive en déclarant tout de go : « le choix de Bouteflika est une nécessité ». Par le terme « nécessité », on a l’impression qu’il parle d’un micro onde, d’une roue de secours, d’un vilebrequin ou la disponibilité de la pomme de terre sur le marché algérien.

« Nous sommes à un tournant décisif car le moudjahid Abdelaziz Bouteflika doit poursuivre sa mission et son œuvre ». Après 20 ans debout, comment peut-il continuer son œuvre assis ? Selon Sellal, Boubou doit rester sinon comment ses deux filles resteraient-elles dans un résidence suisse ?

Le comble c’est la fin du discours de Sellal qui dit : « Bouteflika n’a besoin de rien, il veut juste accomplir sa mission » (mesquine ya ôomri).

Ce que semble ignorer le majordome et rad du Président, c’est que le peuple algérien a besoin de tout !

M. Kassi

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