1000 JUGES se rebellent : Refus d’encadrer les élections et refus de condamner les manifestants

La contestation populaire a atteint le corps de la magistrature. 1000 magistrats ont décidé de se constituer en « Club des juges » . Ils ont décidé de se joindre au peuple et ne pas encadrer les élections s’ils ne se tiennent pas dans le cadre de la loi.

Cette rébellion du corps magistral qui représente la moitié des commissions électorales n’a pas laissé de marbre la chancellerie.  Issaad Mabrouk qui est président de chambre près la cour de Béjaia  et de Desdous Hichem, procureur adjoint près la cour de Sétif, ont été appelé hier à comparaitre devant l’inspection générale.

« Suite à ce dépassement grave qui va à l’encontre de la constitution, cinq juges élus vont démissionner du haut conseil de la magistrature dans les heures à venir », révèle le militant des droits de l’homme Maitre Salah Dabouz. « Aussi, lundi, 10 mars, il y aura un arrêt de travail dans toutes les cours de l’Algérie à partir de 10h », ajoute la même source.

Lors de leur débrayage, le premier dans les annales judiciaires Algériennes, les juges comptent exprimer leur  refus de juger les gens poursuivis à cause de leur participation dans les contestations,  le rejet de la candidature de M. Bouteflika, puisque sa candidature va à l’encontre du respect de la constitution sur plusieurs points, notamment l’article 102 et aussi le refus de participer aux commissions électorales, si les élections organisées ne respectent pas les lois de la constitution.

Arezki Lounis

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