Bouira, une marche historique, une foule immense crie « système à la poubelle »

Environ deux (02) kilomètres est la longueur occupée par la marche d’aujourd’hui 01 mars 2019 à Bouira. « Elle est historique » diront des citoyens. Elle a duré 03 heures, de 13 heures à 16 heures. La ville de Bouira a vibré au rythme des foules des grands jours. Une foule immense qui a scandé des slogans anti pouvoir et qui a tenu à dire à Ouyahia « nous ne sommes pas la minorité » a fait le tour de la vielle et de la nouvelle ville.

150 milles, 200 milles ou plus de personnes ont battu le pavé des principales artères de la ville de Bouira. Commencée à 13 heures de la place des martyrs, elle finira à 16 heures au niveau de l’esplanade de la maison de la culture Ali Zamoum sans aucun incident. Des véhicules roulaient à l’intérieur de la marche. Des familles, hommes femmes et quelques enfants en bas âge participaient à la procession. « C’est une marche civilisée » dira un citoyen.

Les marcheurs ont crié les habituels slogans tels que « FLN dégage », « pouvoir assassin », « Bouteflika /Ouyahia hukuma irhabiya » (Bouteflika /Ouyahia gouvernement terroriste), « Chaab yurid isqat nnidam » (le peuple veut la chute du régime) et avançaient en carrés compacts qui applaudissaient aux youyous des femmes lancés des balcons de certains immeubles. Tenant à rappeler à la monarchie que nous sommes en république et non dans un royaume, les marcheurs ont scandé « djumhuria macci mamlaka » d’un moment à l’autre de la marche.

Sur les banderoles, on peut lire « système dégage » et « système à la poubelle », « non au 5éme mandat, no you can’t », … des citoyens d’autres carrés criaient « baatu leblad ya serraqin » (voleurs, vous avez vendu le pays).

Sur une grande banderole appelant à la rupture, il est écrit : «soyons le changement que nous voulons voir » et en hélant à la fraternité, les citoyens de Bouira scandent « djeich chaab khawa khawa » (l’armée du peuple dans la fraternité.)

Tout au long de la marche, d’autres carrés de citoyens, sortant des quartiers et des cités rejoignaient le gros de la foule avec des emblèmes nationaux et ceux de tamazgha. La foule grossissait au fur et à mesure de son avancée à travers les boulevards et les rues Amirouche, Abane et le square Si El Hawes, parallèles à la rue Ben M’hidi ; trois figures symboliques de la révolution algérienne. « thawra chaabia did lmafia lhakima » (révolution populaire contre la mafia au pouvoir) ont scandé les marcheurs en certains endroits de l’importante procession.

Slimane Chabane

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