Boumerdès : Les manifestants appellent les policiers à rejoindre le peuple

« Enlevez vos casquettes et rejoignez nous », scandaient, ce vendredi, des milliers de manifestants en direction des policiers antiémeutes déployés autour du portail du siège de la wilaya de Boumerdès situé sur le boulevard de l’indépendance.

Une foule immense a vite pris d’assaut les rues de l’ex-rocher noir en ce troisième vendredi de colère contre le 5e mandat, le système en place et la candidature de Bouteflika considérée comme étant une provocation de trop pour le peuple. La ville a été vibré au rythme des slogans hostiles au pouvoir en place et des banderoles ainsi que des pancartes sur lesquelles on peut lire les réponses de peuple à ce pouvoir mafieux qui est dans l’agitation et qui tente de semer la peur et qui fait encore semblant de ne pas entendre la voix des milliers de citoyens qui sortent depuis le 22 février dernier pour dire système dégage.

La marche d’aujourd’hui a été particulière avec le nombre important de femmes qui se sont jointes à la manif à l’occasion de leur fête internationale. Un homme d’une cinquantaine d’année accompagné par sa femme et ses deux enfants, brandit un cadre sur lequel on peut apercevoir aisément, de loin, la photo du héro de la Révolution Algérienne, Ben M’hidi. « Eux exhibent le cadre de Bouteflika qui veut mourir sur le trône et qui a ruiné ce pays, nous exhibons les héros de la révolution qui ont libéré ce pays des mains des agresseurs français et nous dirons aux suppôts  de la France qu’il n’aura pas la cinquième », a-t-il dit avant d’ajouter « je suis là et je le serai toujours pour protéger l’avenir de l’Algérie et celui de mes enfants car nous n’avons pas un pays de rechange ». « Qu’ils partent, qu’ils nous liassent, l’Algérie est plus grande que Bouteflika et sa clique. Le peuple a dit son mot, nulle ne peut l’arrêter », lance encore une vielle dame, les larmes aux yeux.

La marche s’est déroulée dans le calme. Aucun incident n’est enregistré alors qu’on a remarqué une présence timide des forces de l’ordre. Les quelques policiers déployés étaient chargés d’organiser le trafic routier.

Zitouni Youcef

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