DERNIÈRES HEURES DE BOUTEFLIKA À GENÈVE : Les détails

La Tribune de Genève a relaté, dans son numéro de ce dimanche le détail du transport  du chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika , des Hôpitaux Universitaires de Genève à l’Aéroport. Des moments jamais vécus par le personnel de l’hôpital ni dans l’enceinte aéroportuaire.

Alors que le vol retour était prévu le 10 mars à 11h 42, le départ était retardé pour des raisons inconnues. En prévision de ce départ pas les autres, une effervescence s’en est saisi de l’établissement hospitalier. « Une nuée de blouses blanches, brancardiers, médecins et personnes en costume-cravate sont sur le point de surgir. Parmi elles, Nacer Bouteflika, le frère du président, donne de la voix : ça ne va pas assez vite », rapporte le journal suisse.

Bouteflika, tête tombée sur son épaule, respire difficilement

Au bout d’un moment, Bouteflika apparait dans le couloir « dans un fauteuil roulant électrique, un modèle haut de gamme muni d’un défibrillateur et d’autres appareils médicaux », décrit le journal suisse. Bouteflika était « à peine conscient, sous assistance respiratoire, sa tête, coiffée d’un bonnet noir, tombant sur son épaule », ajoute encore le journal.

Placé à l’aide d’une rampe dans un van de transport de marque Mercedes, aux vitres teintées et munies de rideaux pour l’occasion, Bouteflika quitte les HUG au milieu d’un convois de 07 véhicules appartenant à une entreprise spécialisée dans les transports de VIP et conduits par des chauffeurs partenaires disposant de profils habitués aux missions à haut risque.

Dans l’habitacle présidentiel, il y avait le chauffeur, un policier assis devant , deux gardes de corps en arrière et une infirmière assise à coté du chef de l’État. « Pendant le trajet, l’infirmière doit intervenir pour aider Abdelaziz Bouteflika à respirer », rapporte la Tribune de Genève.

A l’aide d’une échelle électrique, le chef de L’État est déchargé

Arrivé à l’aéroport, le convoi est dirigé vers un hangar antibruit où on a stationné depuis le matin l’avion présidentiel. « Tout se déroule très vite…… Le président est déchargé, son fauteuil mis sur une échelle électrique munie d’une plaque, un modèle similaire à ceux qu’utilisent les déménageurs », détaille encore la Tribune de Genève.

À 15h56 et 34 secondes, les roues de l’avion présidentiel décollent du sol helvétique. « Depuis que je travaille sur le tarmac, je n’ai jamais vu que l’on cache un avion de pareille façon pour embarquer un passager », indique une source aéroportuaire à la Tribune de Genève.

Nadia Mehir

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