EN PRÉVISION D’UN ÉTAT D’URGENCE : trois mousquetaires iront acheter un parapluie international

En parallèle aux consultations effrénées pour former le gouvernement promis dans la dernière lettre présidentielle, les centres de décision ont mis en place un réajustement structurel et stratégique qui sera annoncé sous peu. Ce réajustement imposé par les grandioses marches du vendredi dernier, concernera le sort du chef de l’État et la stratégie à adopter en cas du rejet populaire de cette dernière manœuvre en gestation.

Comme annoncé dans un article précédent, le pouvoir serait en train de finaliser une ultime lettre présidentielle qui annoncera le retrait du chef de l’État à partir du 29 avril et la nomination de Abdelkader Bensalah comme président intérimaire en charge d’organiser de nouvelles présidentielles.

Les centres de décision, et selon des informations fuitées, ont mis sur table deux scénarios pour contrer tout rejet de ce réajustement. Le premier scénario est arrêté à l’hôtel Riadh, en marge d’une rencontre d’une pseudo représentation du mouvement populaire, préparée par une organisation née dans le sillage des soutiens au 4ème mandat, vers décembre 2013. Ce scénario consiste à appeler tous les réseaux dormants du pouvoir à investir les marches populaires et tenter de polluer les revendications de changement radical avec des slogans favorisant la satanisation de l’opposition et l’entame d’une démarche de changement telle que déclinée par le pouvoir. Le but final de cette intrusion est la création d’un schisme au sein du mouvement populaire jusque là soudé et homogène et espérer déclencher une dynamique d’essoufflement.

Le second scénario arrêté depuis fort longtemps est de pousser vers l’exaspération pour enclencher une petite violence qui justifierait l’état d’urgence. Les déplacements annoncés de Bedoui à Paris, Lamamra à Moscou et Brahimi à Pékin seraient liés à cette mesure extrême. Les trois mousquetaires d’Alger iraient vers ces contrées acheter le soutien diplomatique de ces trois pays membres permanents du conseil de sécurité. Le régime d’Alger qui a perdu tout soutien à l’intérieur veut s’assurer un parapluie international de taille en prévision de ce coup de force.

Arezki Lounis

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