LE POUVOIR ET LA FRANCE MIS DEVANT LEURS RESPONSABILITÉS : Le RCD dénonce une voie à « la Kabila »

L’heure est grave, estime le RCD qui appelle les acteurs politiques et sociaux à une riposte en mesure de l‘affront infligé à la Nation. Il endosse la responsabilité politique des risques qui peuvent advenir au clan Bouteflika qui tourne le dos au peuple et, aussi, à la France qui s’empresse de soutenir un plan déjà mis en échec au Congo.

Le RCD est catégorique : « Abdelaziz Bouteflika vient de s’octroyer une prolongation illégale et indéterminée au poste de chef de l’Etat ». « il vient de mettre au pas la constitution pour livrer le pays à une bande mafieuse qui l’a déjà mis en coupes réglées », assène-t-il encore.

Donnant son appréciation sur la nomination de Bedoui et Ramtane Lamamra, le RCD estime que « la nomination d’un fidèle au poste de premier ministre et le rappel d’un bon démarcheur au plan international pour un poste de vice premier ministre sont des signes qui ne trompent pas sur un projet d’une vaine reprise en main devant la détermination des populations et de corporations entières ».

Le RCD ne doute pas du sort déjà réservé à ce plan machiavélique du pouvoir. « Les manifestations qui se déroulent en ce lendemain de ces annonces et les appels pour une mobilisation plus forte le vendredi 15 mars 2019 ne trompent pas : cette nouvelle manœuvre du clan est vouée à l’échec », relève-t-il.

Par ailleurs le RCD met en garde le clan Bouteflika. « En opposant un niet aussi catégorique à une mobilisation historique qui demande son départ et celui du système usurpateur qu’il incarne, il prend la lourde responsabilité d’engager le pays dans une aventure aux conséquences imprévisibles », avertit le RCD .

La France qui s’est empressée d’apporter un soutien au plan déroulé par le pouvoir n’a pas échappé au feu réprobateur du RCD. « Ceux qui ont inspiré ou soutenu cette voie, à la KABILA en République démocratique du Congo, porteront eux aussi une lourde responsabilité devant le peuple algérien », dit sèchement le parti . « Les déclarations de soutien empressé du ministre des Affaires étrangères de la France à la feuille de route du chef de l’Etat ne peuvent susciter que de l’inquiétude. C’est lui aussi, Jean Ives Le Drian qui déclarait en février dernier sur un ton méprisant que « L’élection (République démocratique du Congo) s’est achevée finalement par une espèce de compromis à l’africaine. Je ne vois pas pourquoi on le remettrait en cause aujourd’hui » », ajoute encore le parti de Mohcine Belabbas.

Tout en dénonçant  l’irresponsabilité d’une telle décision qui peut préparer l’escalade, le RCD appelle « les acteurs politiques et sociaux à une riposte en mesure de l‘affront infligé à la Nation ». Pour le parti démocrate, « la démission du Chef de l’Etat et l’incarnation de la fonction présidentielle par un comité de sages est la voie la moins risquée pour ouvrir une période de transition gérée par un gouvernement de salut national chargé des affaires du pays et l’installation d’une commission nationale indépendante d’organisation des élections ». « Le but est d’élaborer une constitution conforme aux aspirations du peuple algérien à la paix, la démocratie et le progrès économique et social ainsi que l’élection des représentants des populations aux différents organes prévus dans cette nouvelle constitution », conclut le RCD.

Arezki Lounis

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