Lavrov parle « de tentatives de déstabilisation » de l’Algérie: la Russie pas tout à fait neutre

La Russie s’implique indirectement dans la crise politique qui secoue l’Algérie. En quelques jours, ce pays dirigé d’une main de fer par Vladimir Poutine adopte une nouvelle terminologie et laisse penser qu’il a changé de position.

Après avoir déclaré, il y a quelques jours, « que ce qui se passe en Algérie est une affaire interne », le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov évoque, aujourd’hui, « des tentatives de déstabilisation du pays ».

« Nous suivons avec intérêt ce qui se passe en Algérie. Nous constatons des tentatives de déstabilisation de la situation sur place », affirme le MAE russe qui a reçu, aujourd’hui, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

Selon RT arabic, Sergei Lavrov exprime l’opposition de son pays « à toute ingérence dans les affaires interne du pays ». « Le peuple algérien décidera seul de son avenir, en se référant à la constitution », lance-t-il.

Lamamra en quête de soutiens étrangers

En se rendant en Russie, Ramatane Lamamra semble être en quête de soutien étranger, après le rejet général du système qu’il défend en Algérie. « J’ai exposé à mon ami et homologue, Sergei Lavrov la réalité de la situation en Algérie », lance-t-il, en appelant « au dialogue pour résoudre cette crise interne ».

Outre la Russie, le vice-premier ministre s’est rendu aussi en Italie et il devra se rendre, demain mercredi, en Allemagne. A l’issue de son entretien avec le chef de la diplomatie russe, Ramatane Lamamra explique aussi « que le président Bouteflika a accepté de céder le pouvoir à un nouveau président élu, tandis que l’opposition sera autorisée à participer au contrôle des élections ».

Selon lui, « le gouvernement algérien a répondu aux demandes légitimes du peuple algérien qui manifeste depuis près d’un mois ».

Massinissa Ikhlef 

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