Le Général Ali Ghediri : le lièvre que tout le monde fuit

Triste sort est celui du Général Ghediri. Lâché au début par son chargé de communication, Hmida Layachi, il vient d’être laissé à son triste sort par son coordinateur de campagne, Mokrane Ait Larbi, et par le seul parti qui s’est offert comme comité de soutien, l’UCP de Zoubida Assoul. Ce soir, le général est seul avec quelques personnes sans poids ni voix. Et comme outil de consolation, des murs pour se cogner la tête, lui le général intello qui s’est jeté dans un domaine que l’on n’intègre jamais au crépuscule de sa vie : la politique.

Mais soyons indulgents avec l’intello des casernes. L’homme a été certainement poussé, malgré lui, vers la scène pour jouer un rôle qui dépasse ses capacités artistiques. Quitter sa tenue militaire pour filer la peau du lièvre n’est pas un exercice facile, reconnaissons-le.  Dès ces premières interventions médiatiques, il est apparu clairement que l’homme a été pris de court par les tireurs de ficelles, eux même pris de court par le refus de l’opposition d’offrir des lièvres . Hmida Layachi, en professionnel de la communication, a très vite saisi que Ali Ghediri n’est pas une langue facile à roder aux discours présidentiel. Du coup, il a profité de la première gaffe pour quitter le navire. Ce n’est pas le cas de son coordinateur de campagne qui s’est accroché, jusqu’à la dernière seconde, à l’espoir de voir le lièvre officiel devenir le candidat officiel. Aujourd’hui, que l’espoir d’organiser la mascarade électorale est définitivement laminé, l’imposture politique cède le pas à l’opportunisme primaire. Et personne, dans le navire Ali Ghediri, n’a d’autre choix.

Que fera Ghediri maintenant ? Rien. Sinon attendre que le contre-ordre arrive pour rejoindre sa demeure.

Arezki Lounis

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