Le peuple Algérien a répondu au tandem Bouteflika – Macron

Des millions d’Algériens et d’Algériennes sont descendus, hier vendredi, pour la quatrième fois consécutive dans la rue. Pacifiques et conviviales, les marches étaient, par ses slogans, une réponse cinglante aux solutions apportées par Bouteflika. Mais aussi une mise au point ferme au président Emmanuel Macron et son gouvernement.

A Alger, Tizi Ouzou, Bejaïa, Setif, Oran , Constantin ou Ouargla, les slogans étaient nombreux mais le message est un : Système dégage !

Le pouvoir qui a misé sur l’usure a eu pour son compte. Les interventions médiatiques de ses trois pompiers ( Brahimi – Bedoui- Lamara ) n’ont pas réussi à atteindre le feu de la colère qui couve depuis une vingtaine d’années. Ce dernier vendredi a encore drainé plus de monde avec plus de pancartes et banderoles qui invitent, par ci,  le système et ses hommes à dégager le plancher sans négociations, et à railler, par là, les solutions surréalistes apportées à une doléance populaire claire comme l’eau de roche.

Durant les marches d’hier, deux fortes images ont marqué le mouvement. Celle de ce policier en tenue qui a rejoint la marche populaire. Puis cette autre qui montre les riverains offrir aux manifestants du couscous, du petit lait, des dattes, de l’eau et des bombons.

Le président Français, pris de panique à l’idée de perdre son sous-gouvernement d’Alger et par là ses intérêts économiques colossaux, s’est empressé d’offrir épaule au système de Bouteflika. Le peuple Algérien, dans son ensemble, a vu dans ses déclarations inappropriées comme une ingérence de trop. Du coup, la réponse populaire a été à la mesure de la colère engendrée.  » Macron, prépare du bois, le pompage du gaz va fermer », disent, entre autres,  des dizaines de pancartes brandies dans plusieurs villes.

Malgré la clarté de la revendication populaire, les médias publics continuent de farder la réalités. Dignes porte-voix du régime, mettant de coté la notion de service public,  l’agence officielle APS, la télévision et les journaux publics se mêlent les plumes et les images pour présenter tous les slogans anti-système et exigeant le départ immédiat du chef de l’Etat et sa cour sous une même et unique doléance fallacieuse : respect de la constitution et changements.

Arezki Lounis

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