Marches à Boumerdès : Le front du rejet s’élargit et le gouvernement de transition rejeté par le peuple

Le rejet populaire du pouvoir en place ainsi que la caste qui gouverne avec impunité le pays depuis plusieurs décennies se propage d’un jour à l’autre. Ce matin, plusieurs marches ont été organisées à travers plusieurs localités de Boumerdès pour dire non au 4e mandat prolongé et non au report des élections et oui au départ de système en place.

Au chef lieu de wilaya, les étudiants, les praticiens de la santé publique et des lycéens ont battu le pavé pour dénoncer le viol de la Constitution et rejeter les propositions du pouvoir de créer un gouvernement de transition. « On ne peut pas fabriquer un bateau avec du bois ancien », martèle un infirmier qui fait allusion au prochain gouvernement de transition que tente coûte que coûte créer Bédoui et dont les échecs ne font que commencer. « Ils ne veulent pas entendre le peuple depuis quatre semaines qui leur dit de dégager en bloc, mais ils ont bel et bien entendu la voix inaudible de Bouteflika », regrette notre interlocuteur qui affirme que les praticiens de la santé publique se joignent à la voix du peuple contre la mafia conduite par Bouteflika et consorts.

Les marcheurs ont arpenté les principales artères de la ville de l’ex-rocher noir. Ils ont brandi et scandé des slogans et banderoles hostiles au pouvoir en place et appelé à la naissance d’une deuxième République. « La solution réside dans le départ de tous le système, pas la peine de nous faire peur par leurs relais notamment Brahimi, cet ex-diplomate qui a démontré son échec de tuer dans l’œuf la révolution du peuple », ajoute notre interlocuteur. Les praticiens de la santé ont rejeté le gouvernement de transition élaboré dans les laboratoires du système  qui cherche à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens.

Les travailleurs des œuvres universitaires ont manifesté, également, contre le pouvoir en place en organisant un sit-in devant la direction de l’ONOU à Boumerdès ville. De même, les travailleurs de Sonalgaz dans les différentes unités de la wilaya et au niveau de la direction régionale, ont observé des sit-in pour réclamer le départ de système. Les fonctionnaires de plusieurs mairies de la région n’ont pas travaillé et observé des grèves paralysant ainsi ces institutions pour dire non au viol de la Constitution, oui à la volonté populaire comme ce fut le cas aux Issers et à Laaziv où une marche du personnel de l’APC a été organisée. Dans la même localité, les lycéens ont descendu dans la rue pour protester contre le pouvoir en place.

Zitouni Youcef

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