POSITION DU RCD : Ni tractations occultes, ni transfert du pouvoir au Sénat. Tout le système doit partir

Le communiqué du RCD, émis aujourd’hui 09 mars, a coupé court à toutes les supputations nées de la dernière réunion de l’opposition tenue jeudi passé au siège du parti d’Ali Benflis. Dans son communiqué, le parti de Mohcine Belabbas se veut clair et net sur la sortie de crise. Ni report d’élections ni négociation avec le système. Mais juste un départ simple et sans conditions du chef de l’État et de son gouvernement et la dissolution des deux chambres du parlement. Et c’est le minimum exigé.

En exigeant la dissolution des deux chambres du parlement, le RCD se place, de fait, au delà des options de transitions planifiées lors de  tractations occultes souvent synonymes de manipulations renvoyant à des affrontements claniques. La position du RCD ne s’inscrit pas non plus dans l’option d’activation de  la disposition de l’article 102 qui est en réalité un simple transfert du pouvoir présidentiel des mains du chef de l’État au giron du président du Sénat, l’autre symbole du système finissant.

Le RCD, soucieux d’une sortie salvatrice de l’impasse historique à la hauteur des attentes populaires, réclame le départ pur et simple du pouvoir exécutif et législatif, les deux mamelles qui ont toujours allaiter  le cycle des crises profondes que traverse le pays, avant « de concevoir, de définir et de programmer les méthodes et les actions qui permettront à l’Algérie d’appréhender, enfin, le nouveau départ attendu depuis l’indépendance« .

Une fois le système mis à plat, le travail de fond doit être fait, d’après le RCD, par « les acteurs de la classe politique comme ceux de la société civile qui ont entendu, compris et accompagné les appels de notre peuple », loin des soucis de carrières et d’ambitions qui ne sont pas et ne doivent pas être à l’ordre du jour.

Moussa T

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