RENDEZ-VOUS : Le train Démocratie – Express a démarré

Le pouvoir a presque perdu tous ses soutiens. Même le corps magistral a fini par jeter le glaive et rejoindre le front de refus. Hier un début, certes très timide et circonspect, de mutinerie pacifique du corps de police a commencé. Seuls lui restent un silence complice de l’armée et un soutien fragile de la France.

Tout le système que Bouteflika s’est démené, tel un forcené, à bâtir depuis 1962 s’abat tel un château de cartes, sous l’effet de la vague populaire grandissante. Le rappel du Général Toufik et la reconstruction de la machine manœuvrière des services ne lui seront d’aucune utilité. Le train Démocratie – Express a démarré et rien ne peut l’arrêter tant que le mécano s’appelle Peuple.

Toute tergiversation dans la prise de décision salutaire risque, au mieux, d’empirer le cas des hommes du système. Tout retard dans la prise des valises joue en leur défaveur. Il suffit de revisiter la progression des slogans et des exigences populaires pour se rendre à l’évidence que la nuit Algérienne tire vers sa fin. Et des hommes avertis en valent le double. Donc autant lever le drapeau blanc et redonner, dans le calme, sa souveraineté au peuple.

L’histoire politique nous a appris qu’aucun État ne s’est constitué sans peuple. Et aucun pouvoir n’a résisté à son peuple.  Il est temps, s’il n’est pas déjà un peu tard,  pour Bouteflika et son clan de se rendre à l’évidence, de répondre à l’appel de l’histoire et d’accepter le destin de toute une nation. Ils ne sont pas les premiers despotes à le faire. ça fait partie de la vie politique.

Moussa T

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