1er VENDREDI SANS BOUTEFLIKA À BOUMERDES : Le combat ne fait que commencer

La rue est plus déterminée qu’avant pour dégager le système en place. A Boumerdès, la protesta ne faiblit pas en ce premier vendredi sans Bouteflika. Au contraire, personne n’attendait une aussi grandiose marche. Elle est, de l’avis de tous, plus importante que le vendredi dernier. 

Les manifestants ont crié haut et fort leurs slogans contre le système en place qui veut s’éterniser par l’application de l’article 102 de la Constitution. « Bouteflika a démissionné, mais le système est toujours là », « Ali Baba a démissionné, mais il a oublié d’emporter avec lui ses 40 voleurs », « Non au gouvernement de carnaval fi dechra, Bédoui doit dégager », « l’armée et le peuple, frères », « on veut une République basée sur les principes du novembre 54 », « jugez les voleurs, ne les laissez pas », « oui pour une justice indépendante et une presse libre pour construire l’Algérie de demain », tels sont les quelques slogans écrits et scandaient par des milliers de manifestants qui ont sillonné les artères principales de la ville de Boumerdès en ce septième vendredi qui a envoyé un message claire aux tenants de pouvoir que la rue gronde toujours jusqu’au départ de tout le système enfanté par Bouteflika et consort.

Mohamed, un militant du RCD, lance « le combat ne fait que commencer. C’est maintenant qu’il faut maintenir la pression sur ce pouvoir pour qu’il dégage afin d’instaurer une République et un Etat de droit. Ce moment est crucial  car il y a risque que les anciens démons refassent surface, notamment les islamistes qui veulent récupérer le terrain et contrer l’émergence d’une nation pluraliste et indépendante. Les cas d’agressions à l’encontre de féministes à Alger ne sont qu’un exemple de l’émergence d’une mentalité d’exclusion. En plus, certains vautours ayant léché les bottes et néanmoins étaient des partisans et fervents défenseurs de la mafia, veulent surfer sur  la vague au niveau local pour tenter de se refaire une nouvelle virginité ».

Certains manifestants qui se sont dirigés vers Alger, ont été empêchés d’y accéder au niveau des barrages de contrôle de la gendarmerie à Dar El Beida, aux portes de la capitale. Certains d’entre eux sont revenus pour marcher à Boumerdes, alors que d’autre ont contourné ces points de contrôle en ralliant Alger par l’est maritime notamment Réghaia et Ai Taya.

Zitouni Youcef

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