AHMED GAÏD SALAH : Le chef d’état major qui se trompe de mode opératoire

 Gaïd Salah est un chef militaire à discours variables. Il passe d’un camps à l’autre sans se soucier des feux qui peuvent l’atteindre entre les lignes. Et il continuera de parler avec suffisance tant qu’il a la main exclusive sur la gâchette. Il se permet tous les coups pour tordre le cou à un mouvement populaire qui a tenu en respect le monde.

 Gaïd Salah alterne tentatives de persuasion et opérations de séduction avec le peuple Algérien. Le tout dans l’espoir dérisoire de sauver le système en place. Et il ignore tristement qu’il se trompe de mode opératoire.

Après chaque discours, le général de corps de l’Armée se découvre triste roi de la parlotte. Rien de ce qu’il dit ne tient la route. Il a parlé de la main intérieure qui veut pousser l’Algérie au fond du ravin sans en montrer ne serait-ce qu’un bout de doigt. Il a révélé l’existence d’une bande qui s’est réunie à Zeralda pour semer la zizanie sans en citer le moindre nom. Il a menacé des parties actionnées par l’étranger pour faire avorter son projet sans présenter la moindre preuve. Il n’a rien prouvé car rien, de tout ça, existe. Le chef d’état major tente d’installer une peur collective et il le fait très mal. Incapable de suivre la marche du temps, il puise, sans efficacité,  dans le réservoir des manœuvres des années horribles.

Il est impératif que son entourage immédiat lui explique que les dés du changement sont jetés et qu’il doit composer avec pour sauver le peu de crédibilité qui lui reste. Les tergiversations ne délivreront pas le système de la prise du destin qui l’attend.  Il y va de la sécurité du pays et de l’avenir de ce peuple.

Arezki Lounis

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