Décès du grand plasticien Noureddine Ferroukhi : Une grande perte pour la culture algérienne

La triste nouvelle est tombée ce matin, jetant l’émoi dans les milieux artistiques algériens, en général et le milieu plastique en particulier. Ses amis, sous le choc, multiplieront les hommages sur les réseaux sociaux et ce, dès l’annonce du décès de ce grand artiste peintre, l’une des grands noms de la peinture contemporaine algérienne.

Né en 1959, Noureddine Ferroukhi était enseignant, maître assistant en histoire de l’art à l’école supérieure des beaux-arts d’Alger (ESBA), option céramique et peinture. Diplômé en muséologie à l’Ecole du Louvre, Paris et en conservation/musée option art moderne et contemporain de l’école nationale du patrimoine, Paris, il était aussi titulaire d’un DEA en histoire de l’art Sorbonne Paris I et d’un doctorat en histoire de l’art à Nanterre Paris X.

Outre les émissions radiophoniques et télévisuelles sur l’art, produites et animées à la radio et télévision algériennes, il sera, entre 1990 et 1993, chargé des relations publiques, attaché de conservation et de restauration et chargé des expositions au Musée National des Beaux-arts d’Alger. Il sera également responsable de la conception muséographique du musée « Nacereddine Dinet » de Boussaâda, et commissaire de l’exposition intitulée « Fonds art et révolution », organisée à la Maison de culture de Annaba.

En 2003, durant l’événement « Djazaïr, année de l’Algérie en France », il se verra confier la gestion du volet « arts plastiques ». Son grand professionnalisme lui vaudra d’être encore sollicité pour assurer d’autres missions, notamment la présidence du commissariat de l’exposition « Alger capitale culturelle arabe », ou encore figurer parmi les membres du comité de sélection du Festival international d’art contemporain d’Alger (FIAC)…

En parallèle, il exprimera pleinement son talent de plasticien en créant sans relâche des œuvres fortement expressives qui le hisseront au firmament aux côtés des autres grands artistes dont s’enorgueillit l’Algérie. Que ce soit en Algérie ou à l’étranger, son travail sera admiré et salué. Ses dernières expositions montrent combien cet artiste boulimique ne cessait d’explorer les voies de la peinture, renouvelant constamment son imagination au grand bonheur de son très large public.

Son départ prématuré est une immense perte car l’artiste, toujours créatif, avait encore beaucoup à donner. Son œuvre, reste néanmoins le meilleur héritage légué à la postérité qui pourra s’en inspirer pour marcher dignement dans ses pas.

Kahina A.

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