Grande marche à Boumerdès : Le peuple peut préserver sa révolution

Rien ne pourra arrêter le peuple. C’est ainsi que des milliers de manifestants ont tonné, en ce huitième vendredi, dans les rues de Boumerdès en réponse à Gaid Salah, le chef-d’Etat major de l’armée. Sur une pancarte, un manifestant a écrit « Gaid Salah dégage, tu es un traitre », il a brandi, par ailleurs, la Une du journal arabophone El Khabar avec un gros titre Gaid Salah tourne le dos au peuple.

Mais, la démonstration d’aujourd’hui est une preuve que le combat contre le système politique en place ne faiblit pas. Au contraire il se renforce de jour en jour jusqu’au départ de toute la mafia et les résidus de système des Bouteflika.

Les manifestants ont scandé des slogans hostiles au gouvernement Bédoui qui a nommé récemment le nouveau wali de Tizi Ouzou, alors qu’il est illégitime. Les manifestants ont dénoncé la convocation du corps électoral et l’annonce de certains lièvres de vouloir y participer si élection y aura comme prévu par l’indésirable président intérimaire Ben Salah.

« Ben Salah Dégage, Belaiz, Bédoui et Bouchareb, dégagez tous pour que l’Algérie retrouve son chemin vers la prospérité », ainsi lit-on sur une banderole. « Son excellence le Peuple demande d’actionner la justice pour juger les corrompus. La démission de Bensalah, le départ de Bouchareb en lui fermant la porte avec un cadenas et constitution d’une instance indépendante pour gérer la transition et les élections », lit-on également sur une autre grande banderole dressée par des manifestants lors de sit-in devant le siège de la Cour de justice.

Les policiers étaient en renforts ce vendredi 12 avril,  contrairement aux vendredis derniers. Des instructions sont données d’ailleurs pour filtrer les manifestants au niveau des barrages de gendarmerie et de la police comme ce fut le cas à l’entrée ouest de Boumerdès en rentrant de Corso et à l’entrée de l’Algérois au niveau de Berrahmoune où l’autoroute Zeraalda-Boudouaou fut pratiquement fermée par un gigantesque déploiement de gendarmes. Les manifestants ont répondu avec un pacifisme non égalé contre les provocations des tenants du pouvoir en place qui veut se régénérer par l’organisation des élections dans trois mois.

Zitouni Youcef

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