Le gouvernement s’en lave les mains : qui a donné l’ordre de réprimer les marches ?

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Le gouvernement affirme qu’il n’a pas donné l’ordre de réprimer les marches. « J’atteste que les services de sécurité n’ont reçu aucune instruction de la part du gouvernement ni des cercles dirigeants, à l’effet de réprimer les marches », déclare le ministre de la Communication et Porte-parole  du Gouvernement, Hassane Rabehi.

Intervenant lors d’une conférence de presse, animée aujourd’hui à Alger, il précise aussi que les « services de sécurité n’ont reçu aucune instruction de réprimer les marches populaires appelant au changement et à la rupture avec le régime en place ».

En réponse à une question relative à « la répression des marches » et le mauvais traitement subi, dans un commissariat de police, par des citoyennes ayant participé à ces marches, Hassane Rabehi estime « qu’il y a eu certainement des provocations » qui ont conduit aux évènements ayant émaillé la marche de vendredi dernier à Alger.

« Nous avons des services de sécurité et une Armée républicaine qui ne se donneront jamais le droit ou la liberté d’utiliser la force contre les citoyens », dit-il, saluant ces marches exprimant « l’amour de l’Algérie ».

A une question sur des ministres empêchés par les citoyens d’effectuer des visites dans certaines wilayas, le ministre estime que « le nombre de contestataires n’est pas représentatif des populations de ces wilayas ».

« Il faut faire face à ces manipulations, tout un chacun, notamment les médias, à la   sensibilisation à l’impératif de préserver l’intérêt suprême du pays », ajoute-t-il, rappelant, dans ce cadre, que les membres de l’actuel gouvernement « sont les enfants du peuple ».

Et d’ajouter : « Cette volonté d’empêcher le travail des ministres risque de provoquer une paralysie du pays qui ne sera pas sans conséquences sur le quotidien des citoyens ».

 Départ du gouvernement : « croassement des corbeaux »

Hassane Rabehi laisse, dans ce sens, que le gouvernement Bedoui n’a pas l’intention de rendre le tablier. « Ni le croassement des corbeaux ni le changement de couleur des caméléons n’influeront sur notre travail. Nous sommes des cadres supérieurs de l’Etat et des enfants de ce peuple. Nous sommes venus en réponse à l’appel de la patrie. Nous traversons une période difficile et nous sommes là pour assurer la continuité du service public et des institutions de l’Etat », rétorque-t-il.

Interrogé sur le boycott par des maires de la préparation et l’organisation de la prochaine présidentielle, ce membre du gouvernement botte en touche. « Ces personnes tentent de délégitimer l’administration centrale. Ils veulent monter sur la vague de la mobilisation populaire, alors qu’eux-mêmes sont élus à l’époque antérieure. Donc ils sont aussi concernés par cette délégitimisation», estime-t-il.

Massinissa Ikhlef 

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