LE MYSTÈRE DEMEURE : Quelles sont les parties malintentionnées visées par Gaïd Salah ?

La nomination du nouveau gouvernement, la figuration de Gaïd Salah dans le staff qui signe son accord et l’écartement de Ramtane Lamamra que certains expliquent par une décision prise de le nommer dans le tiers présidentiel et son élection à la tête du Sénat, sont autant de donnes politiques qui relancent les interrogations sur l’identité des  » parties malintentionnées  » que visaient le chef d’état major dans son communiqué du 30 mars.

Dans les minutes qui ont suivi la diffusion du communiqué du MDN, des informations propagées à vitesse vertigineuse ont pointé sur une réunion ayant regroupé l’ex-patron du DRS, le général Toufik, le frère du chef de l’État, Said Bouteflika, l’ex-président, Liamine Zeroual et quelques personnalités, en vue d’échafauder un plan d’action visant la déstabilisation de l’armée et un grand noyautage du mouvement populaire. Au fil des heures, et sur fond de rumeurs folles d’arrestation de tous les membres influents du clan présidentiel, les informations sur cette prétendue réunion commençaient à s’affiner. Ainsi des noms s’ajoutent aux premiers cités. On a évoqué Ahmed Benbitour, appelé à diriger un gouvernement de gestion d’affaires courantes, l’historique Lakhdar Bouragâa , plusieurs délégués de partis politiques et des personnalités nationales dont Ahmed Taleb El Ibrahimi.

L’annonce du nouveau gouvernement par le clan présidentiel et la présence de Gaïd Salah parmi les heureux élus font que ces informations, ou du moins la présence de Said Bouteflika, tiennent à un fil de crédibilité très mince.

Par ailleurs, une autre information donnée par un ancien journaliste en exil parle d’une réunion tenue dans une villa sise à Bouchaoui et appartenant au colonel Chafik Mesbah, l’un des fidèles du général Toufik. L’information parle d’une réunion ayant comme objectif la mise en place d’une campagne médiatique massive visant l’affaiblissement du mouvement populaire, le retour du général Toufik via un prête nom aux commandes et la mise à l’écart du chef d’état major. Le colonel Mesbah serait arrêté le samedi au soir, interrogé avant d’être relâché le lendemain pour raison médicale, assure la même source.

Aucune des deux versions avancées ne parlent de la présence de parties étrangères à ces réunions.

Deux jours après le communiqué officiel du ministère de la défense, aucun éclairage n’est venu des Tagarins pour dissiper l’appréhension et répondre aux interrogations insistantes sur ces prétendus collaborateurs de pays ennemi. Le ministère de la défense nationale a promis, dans son communiqué, de donner les noms des participants à cette réunion. Malgré la gravité de la révélation et des faits relevés, l’explication tarde à venir. Le chef d’état major manque-t-il de courage de citer des noms comme l’a si bien dit le président du RCD, Mohcine Belabbas ?

Arezki Lounis

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