Le peuple Algérien demande à Gaïd Salah de partir

La fermeture des accès à la capitale, la sélective offensive judiciaire déclenchée en grande pompes contre la corruption n’ont pas eu raison de la détermination du peuple Algérien d’aller de l’avant dans sa quête d’une nouvelle république dont le début de construction commencera avec le départ total de tous les symboles de l’ancien régime. Fait notable de ce 10e vendredi révolutionnaire, la concentration des revendications sur deux personnes clés du système finissant : le chef d’état major, Gaïd Salah, et le frère du président déchu, Said Bouteflika.

Dans toutes les villes du pays, plusieurs pancartes et slogans ont appelé Ahmed Gaïd Salah à aller en retraite. Sur certaines banderoles, on lui reproche de viser à coté de la cible, allusion faite aux Bouteflika épargnés par la foudre judiciaire. Les marches de ce  vendredi ont signé la fin de la lune de miel entre le peuple et le chef d’état major de l’Armée. Désormais, il figure sur la liste des personnes à prendre, impérativement, le train du « Rahil ».

Autre cible du peuple, Said Bouteflika, le frère du président déchu. Le peuple Algérien, sorti par millions, qui le qualifie de « voleur de la griffe présidentielle » et « chef de bande », réclame son arrestation immédiate. 

Aujourd’hui, le peuple a affiné sa plateforme de revendications. Gaid Salah qui bénéficiait, jusque là, d’un petit capital de sympathie a perdu son grade dans les cœurs des Algériens. L’unique chance qui lui reste pour sauver le peu de débris d’estime qui lui reste ça et là est de remettre les clefs des Tagarins à plus jeune et moins impliqué dans le système que lui. D’ailleurs, le peuple ne lui demande que ça. Et rien de plus.

Moussa T

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