Les forces de l’ordre font la chasse au drapeau amazigh et les Algériens, appelés à répondre massivement ce 20 Avril

Le dernier discours de Gaïd Salah a eu un effet immédiat sur les militants amazighs. Les forces de l’ordre ont ouvert ce matin une chasse de grande envergure aux drapeau amazigh, symbole de l’unité nord-africaine et de l’identité millénaire des nord-africains.

A Rouiba, des témoins ont signalé, sur les réseaux sociaux, la séquestration de plus de 100 drapeaux amazighs par les forces de l’ordre, apparemment missionnées uniquement pour réprimer les berbères. Même donne dans plusieurs barrages filtrants, rapportent plusieurs internautes sur les mêmes réseaux. Cette attitude bizarre et incompréhensible des forces de l’ordre ont fait réagir le président du RCD, Mohcine Belabbas, qui s’est demandé à juste titre si « le drapeau Amazigh est une arme interdite qu’il faut absolument arracher des mains des manifestants ».

A Alger-centre, par contre, où la foule est très dense, les manifestants porteurs du drapeau nord-africain ne sont pas inquiétés, contrairement aux deux jours précédents, d’après plusieurs témoignages. Des jeunes brandissent les drapeaux, national et amazigh, sans enregistrer aucun incident de ce genre, ajoutent les mêmes témoins.

Cette chasse intervient au lendemain du discours du chef d’état major qui a souligné « la nécessité du respect total des symboles de l’État, à leur tête l’emblème national, en ce qu’il représente comme une symbolique sacrée de l’unité de la nation et du peuple et des sacrifices des générations à travers l’histoire ». Un passage du discours qui donne lieu à plusieurs lectures.

Cette répression des porteurs du drapeau amazigh intervient également en pleines commémorations du printemps amazigh et du printemps noir qui a engendré plus de 128 morts et des milliers de blessés. Ce qui laisse passer un parfum de provocation mal saine de la part du régime.

Quelle sera l’attitude du peuple Algérien face à cette répression ? Va-t-elle sortir demain, 20 avril, en masse, drapeau amazigh en main, pour exprimer leur rejet de cette répression sélective ? L’esprit « Khawa khawa » ne trouvera jamais aussi belle occasion pour s’exprimer et marquer une rupture radicale avec un malentendu qui n’a que trop durer.

Abdelhamid Laibi

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