Lila Hadj-Arab à Bouira : « Pacifique, la révolution du peuple doit continuer »

L’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a accueilli, aujourd’hui, Maître Lila Hadj-Arab, députée et secrétaire nationale du RCD. C’est un meeting, en lieu et place de la conférence prévue, qu’a animé la députée progressiste dans la cour de la Fac Centrale.

« L’Algérie n’est pas en crise, elle est dans une impasse » dira-t-elle. Remontant les raisons de cette impasse jusqu’en 1949 « lorsque des militants nationalistes intransigeants sur l’indépendance nationale ont parlé d’Algérie algérienne, ils ont été assassinés » la députée parlera de « l’indépendance confisquée par le clan d’Oujda, des officiers de l’armée française et l’armée des frontières en 1962 et enfin la violation 09 fois de la constitution algérienne. »

La plateforme de la Soummam, acte fondateur d’une république démocratique et sociale où « le civil prime sur le militaire a permis d’écourter la guerre parce qu’elle a organisé la révolution » affirmera la responsable du RCD.

L’actualité politique de ce dernier trimestre, faite de mouvement citoyen porté par des millions d’Algériens, a fait l’essentiel de l’intervention de Lila Hadj-Arab. « Le mouvement de 2019, comme celui d’avril 1980, et celui du printemps 2001, doit rester pacifique et uni, c’est le seul chemin qui le mènera vers la victoire » dira la conférencière, non sans scander le slogan populaire « yettnahaw gaa. »

Estimant que tout mouvement politique non violent a droit à l’expression, la députée dénoncera « la tentative d’interdire la visioconférence de Ferhat Mhenni, fils de chahid dans le bastion des luttes démocratiques depuis 1980 : l’université de Tizi Ouzou. »

« Je ne suis pas d’accord avec le projet de Ferhat Imazighen Imula. Nous, notre vision est au niveau nord africain » dit-elle en montrant l’emblème amazigh, « mais tant qu’il défend ses idées pacifiquement, il en a le droit » a ajouté Lila Hadj-Arab.

La question de l’incarcération et des poursuites judiciaires enclenchées contre certains Hommes d’affaires a été abordé par la députée progressiste. Distinguant entre un industriel qui a investi partout en Algérie et ceux qui ont profité de la rente pour se remplir les poches (Kouninef, Haddad, Ouyahia …) Lila Hadj-Arab a dénoncé « le règlement de comptes qui a ciblé Issaad Rebarb. » Dénonçant une justice sélective et expéditive, la députée déclare : « Mais qu’on ramène devant un tribunal celui qui a donné une gifle à la suite de laquelle est mort le wali d’Annaba. »

Slimane Chabane

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