MUSIQUE ARABO-ANDALOUSE : L’artiste virtuose, Amine Tilioua, n’est plus

Amine Tilioua n’est plus. Si, pour d’aucuns, ce nom n’évoque pas grand-chose, dans les milieux de la musique arabo-andalouse le choc de cette disparition subite est immense.

Natif d’Oran avec des origines kabyles, Mohamed Amine Tilioua est né le 18 mars 1983. Après des études secondaires effectuées au lycée « Akid Lotfi » d’Oran, il intègre, après l’obtention de son bac, l’université d’Oran Es-Senia (IGMO), où il se spécialise en biologie. Parallèlement à ses brillantes études, le jeune homme consacre tout son temps libre à sa grande passion : la musique.

Membre de l’association culturelle« Nassim El Andalous d’Oran »Amine, qui se spécialise dans la musique sanaâ, intègre en 2012 le Conservatoire de musique de Toulouse après l’ouverture d’un département de musiques traditionnelles. Auprès de Xavier Vidal et Marc Loopyt, il va approfondir ses connaissances musicales et grâce à sa grande dextérité dans l’exécution instrumentale (violon, mandoline et r’beb) et sa voix exceptionnelle, il participe à divers projets artistiques de fusion dans le milieu Occitan, flamenco, rebetiko, son jarocho ou forro.

Amine Tilioua anime de nombreux concerts organisés sur les deux rives de la Méditerranée. Sa jovialité, sa générosité et son talent font que chacune de ses apparitions sur scène est un pur moment de bonheur pour le public qui en redemande. Son ouverture sur le monde va l’amener à proposer une très belle fusion entre la musique arabo-andalouse et les autres sonorités issues de tout le pourtour méditerranéen.

Amine Tilioua qui était très apprécié pour ses hautes qualités humaines, son sérieux et son grand professionnaliste nous a quittés hier, mercredi 10 avril 2019, à l’âge de 36 ans suite à un malaise cardiaque. Il laisse des parents, des proches et des amis éplorés par cette disparition prématurée. L’enterrement est prévu à Oran, sa ville natale.

Qu’il repose en paix.

Kahina A.

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