MUSTAPHA BOUCHACHI À BOUIRA : « ma yruhuch gaa »

 

L’avocat Mustapha Bouchachi a animé, aujourd’hui, une conférence au niveau de la maison de la culture Ali Zamoum de la ville de Bouira. Invité par un collectif d’avocat, maitre Bouchachi a commencé son intervention par rappeler que « la révolution devait libérer la terre et l’Homme. » A l’indépendance, « il y a eu la course au pouvoir » a-t-il ajouté.

Le conférencier a déclaré ne pas être d’accord avec le slogan « truhu gaa » (vous allez tous partir), « ce serait vider les institutions » a-t-il justifié sa position.

Quant au rôle de l’ANP, Mustapha Bouchachi dira que « on a besoin de l’ANP pour la transition » dont les organes doivent être  « une instance présidentielle de 03 personnes et un gouvernement de technocrates non partisan »  mais n’a pas soufflé un mot sur une nouvelle constitution ni l’instance d’organisation des élections. Dans le même ordre d’idées, il a soutenu qu’une « transition sans les anciennes figures, c’est difficile. »

Il affirmera par la suite « j’ai soutenu l’ANP jusqu’à ce qu’on dise des revendications populaires (qu’elles sont) impossibles à satisfaire » « matalib taadjizia » pour revenir et dire un peu plus loin que « le communiqué de l’ANP d’hier nous satisfait puisqu’elle va protéger le peuple et satisfaire ses revendications. »

La période de 1999 à 2019 fut celle que le conférencier a le plus abordée en soulignant que « Depuis 20 ans, c’est l’humiliation de l’Algérien et la destruction du pays » en révélant : « j’ai participé aux marches de 2011. »

Se demandant au début s’il y avait « mauvaise gestion ou volonté de casser et de détruire », Mustapha Bouchachi a penché pour la 2éme hypothèse en soulignant tout de même que « le positif dans la démarche du pouvoir depuis 20 ans, c’est de nous avoir unis. »

Dénonçant le système qui veut fait peur avec « l’exemple de la Libye et la Syrie », le conférencier a averti « ne pas sous estimer la contre révolution » parce que « nous n’avons pas encore gagné. »

S’agissant des affaires de corruption, maitre Bouchachi ne veut pas entendre parler des « anciennes affaires » (comme Khalifa)  mais seulement des « affaires actuelles. »

   Slimane Chabane

 

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