Pour ne jamais oublier

18 ans après..

 Tu étais encore jeune et plein d’espoir. Tu étais la belle Algérie qui rêvait de gloire. Tu es sorti ce jour là, criant de toutes tes forces. Où sont mes rêves ? Où sont mes droits ? Où est ma patrie, je la perds de vue à l’horizon, entre les brumes de la trahison.

Tu as reçu la preuve de ton courage dans le cœur et ton pays t’as reçu dans ses terres. Il t’a serré fort jusqu’à la dernière goûte de sang, qu’il t’a pris, pour arroser les consciences de tes compatriotes. La révolution a fleuri dans leurs âmes et leurs pas sont devenus plus fermes. Encore une raison. Non, rien ne vient du néant.

Ils disent qu’ils ne t’ont pas oublié, que c’est juste la terreur et les fausses idées reçues qui les arrêtaient. Ils disent que ton combat continue aujourd’hui et que plus que jamais ils sont unis, pour la relève.

Hier encore seule ta mère te pleurait, mais aujourd’hui c’est tout un peuple qui tremble devant ta mémoire et ton sacrifice.

Tu peux être fier, ton sang n’est pas parti en vain, et le tyran paye encore, ni la vie, ni la mort le veulent. Il trimballe son âme pour payer le prix de chaque balle tirée sur les innocents, et ces chiens de garde tombent, un par un comme dans un château de carte.

Allez soufflez encore, vous, esprits martyres qui valsez avec les brises, sous les symphonies de la liberté, joué par ce peuple en ces beaux jours de printemps. Soufflez fort pour faire tomber le royaume du mal. C’est aussi la guerre du monde invisible contre les maîtres du diable.

Jeunesse enterrée et noyée. Parole emprisonnée. Liberté confisquée. Enfants kidnappés. Hommes tabassés. Femmes dévêtues, toute l’Algérie mise à nu! Peuple oppressé, Algérie volée. À travers des années de pleures et de sang, de terreur et de dictature.

Et les algériens crient:

Regarde moi bien dans les yeux et si je commence à parler tu te tais. Je ne suis pas qu’un simple homme que tu as maltraité alors qu’il criait liberté. Je ne suis pas qu’une simple femme que tu as déshabillé alors qu’elle criait paix.

Je suis tout un peuple, et quand je décide, tu t’inclines devant ma volonté. Ni tes baltaguias, ni tes provocations ne peuvent m’arrêter, ou encore moins ta lâcheté.

Tu as tout volé, mais tu n’as pas de quoi t’acheter dignité et respect. Voilà pourquoi tu seras enterré dans les cendres du passé, et je vivrai héros à jamais.

L’Algérie crie. Ses morts crient, ses vivants crient. Le vide aussi crie! Non, c’est l’écho de la liberté.

Vous ne pouvez pas déshabiller un peuple, vêtu de son Algérie, armé de son sourire, et orné de sa dignité, sur le chemin de sa liberté.

Non, vous ne pouvez pas, car on ne lâchera pas, c’est MAINTENANT ou jamais. C’est Maintenant et à JAMAIS.

Katia Bessam

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